Comprendre l’oïdium : une menace omniprésente dans les vignobles
L’oïdium, parfois nommé « maladie du blanc », est provoqué par plusieurs champignons du genre Erysiphe, le plus fréquent étant Erysiphe necator en viticulture. Ce pathogène prospère dans des conditions chaudes et humides, et il s’attaque à l’ensemble des organes verts de la vigne, provoquant un feutrage blanchâtre sur les feuilles, les rameaux et les grappes. Selon l’IFV (Institut Français de la Vigne et du Vin), l’intensité de ses dégâts est variable, mais lors d’années favorables, un manque de protection peut entraîner des pertes de rendement dépassant 50 % et diminuant fortement la qualité des vins.
En agriculture conventionnelle, la lutte contre l’oïdium repose sur une large palette de fongicides. À l’inverse, le cahier des charges de l’agriculture biologique (règlement UE 2018/848) impose une sélection restreinte de substances actives autorisées, avec des conditions d’utilisation strictes.