Réagir vite : pourquoi la lutte curative contre l’oïdium est si délicate ?
Le Erysiphe necator, nom scientifique de l’oïdium de la vigne, entame sa phase infectieuse avant même que les premiers symptômes soient visibles. Dès que de la mousse blanche, poudreuse, apparaît sur feuilles, jeunes rameaux ou grappes, c’est que le champignon a déjà progressé et que des spores secondaires risquent de disséminer rapidement (source : IFV [Institut Français de la Vigne et du Vin]).
- Fenêtre d’intervention courte : Même installée, l’infection évolue vite. Les dégâts sur grappes sont irréversibles dès la nouaison, mettant en péril la qualité du vin.
- Défi d’atteindre les tissus contaminés : L’oïdium se développe en surface, mais est protégé par les replis foliaires et la cuticule.
- Risque d’apparition de souches résistantes : Les traitements curatifs, souvent en répétition, sélectionnent rapidement des formes résistantes (ex : strobilurines, triazoles) [source : Anses].
D’où la nécessité d’adapter la stratégie et de cibler précisément l’état de développement du champignon.