Comprendre l’enjeu : Pourquoi la détection précoce de l’oïdium est cruciale en vigne ?
L’oïdium, ou Erysiphe necator, reste l’un des plus redoutés pathogènes fongiques de la vigne en France et dans le monde. Loin d’être anecdotique, il touche chaque année entre 20 et 30 % des surfaces viticoles françaises selon l’IFV (Institut Français de la Vigne et du Vin). Lorsque la maladie s’installe sans être repérée tôt, elle peut entraîner jusqu’à 80 % de pertes sur les rendements en cas d’épidémies sévères (Vigne et Vin Publications Internationales). Par ailleurs, la lutte contre l’oïdium absorbe à elle seule 25 à 30 % des traitements fongicides en viticulture, ce qui pose clairement des défis économiques et environnementaux.
C’est donc sur le front de la précocité — avant même l’apparition des symptômes visibles — que la nouvelle génération de technologies numériques et capteurs tente d’apporter une révolution. Quels dispositifs ont, aujourd’hui, fait leurs preuves sur le terrain ? Comment fonctionnent-ils et quelles innovations s’annoncent demain ? Plongée dans l’univers de l’AgTech au service de la lutte contre l’oïdium.