Oïdium : un fléau indissociable de la viticulture moderne
L’oïdium, aussi appelé « maladie blanche », demeure l’une des principales menaces pour la vigne dans de nombreux bassins viticoles mondiaux. Son agent pathogène, Erysiphe necator, un champignon microscopique, est apparu en Europe au milieu du XIXe siècle, causant alors des pertes spectaculaires. Aujourd’hui encore, sa gestion pèse considérablement sur les itinéraires techniques, avec en moyenne 3 à 8 traitements par an selon les régions et les millésimes (source : IFV).
Mais la vulnérabilité à l’oïdium varie fortement selon les cépages. Comprendre ces différences de comportement physiologique n’est pas anecdotique : c’est un levier majeur pour ajuster la conduite du vignoble et peaufiner la stratégie de défense, notamment dans un contexte de réduction de l’usage des intrants phytosanitaires.