Comprendre l’oïdium : un enjeu majeur pour la viticulture moderne
L’oïdium, aussi appelé “maladie du blanc”, est une menace fongique redoutée par les vignerons, qui impacte la qualité, le rendement et parfois la pérennité des parcelles. Causée principalement par Erysiphe necator, cette maladie cryptogamique est connue pour son ampleur : on estime que l’oïdium affecte chaque année plus de 60 % du vignoble européen à des degrés divers (OIV). Au-delà des pertes (jusqu’à 40 % de la récolte sur les cépages sensibles en année favorable à la maladie), sa gestion repose sur une surveillance fine et une anticipation optimisée.
L’établissement d’une carte de risque d’oïdium devient un atout stratégique, offrant une vision précise des zones les plus à surveiller et à traiter prioritairement. Cette démarche, alliant analyse parcellaire et agronomie de précision, participe à la réduction de l’utilisation de fongicides (Vigne & Vin).