Zoom sur les nutriments foliaires incontournables après attaque d’oïdium
Azote, phosphore et potassium : dynamiser la reconstruction cellulaire
Après une attaque d’oïdium, les besoins en nutriments sont accrus. L’azote foliaire sous forme d’urée liquide (0,5 à 1 % selon la littérature IFV) relance la synthèse des protéines et accélère la formation de nouveaux tissus. Le phosphore stimule le métabolisme énergétique, alors que le potassium (souvent à 0,5 % sur feuilles) optimise la circulation des sucres nécessaires à la régénération.
Le magnésium et le zinc : restaurer la photosynthèse
Le magnésium, composant central de la chlorophylle, doit être apporté dès les premiers signes de jaunissement. Les essais menés par la Chambre d’Agriculture de la Gironde montrent qu’une application foliaire de sulfate de magnésium (1 à 3 kg/ha selon la carence) permet d’éviter la perte de rendement liée à la défoliation. Le zinc, oralement pulvérisé sous forme de chélate, soutient la division cellulaire et la synthèse protéique.
Le cuivre et le manganèse : stimuler les défenses immunitaires de la vigne
Reconnu pour son pouvoir fongistatique, le cuivre foliaire à dose modérée (50-100 g/ha) renforce la barrière cuticulaire et contribue à la cicatrisation. Le manganèse, quant à lui, intervient dans la lutte contre le stress oxydatif amplifié par l’oïdium.
Silice, calcium et acides aminés : améliorer la résistance et la récupération
Des entreprises telles que Timac Agro ou Olmix proposent des formulations à base de silicate ou de chélate de calcium, lesquelles améliorent la rigidité des cellules et limitent la propagation des microfissures. Les acides aminés, issus de fermentation microbienne ou d’hydrolyse végétale, activent la régénération des tissus lésés, comme le prouvent divers essais menés par Arvalis et l’IFV depuis 2017.