Le défi du soufre et du cuivre : pourquoi chercher des alternatives ?
Depuis plus de cent ans, le soufre et le cuivre forment le socle de la protection biologique des vignes contre les maladies majeures : l’oïdium et le mildiou. Pourtant, ces substances soulèvent aujourd’hui des enjeux environnementaux et agronomiques majeurs. Le cuivre, bien qu’autorisé en bio, est classé substance préoccupante par l’ECHA ; accumulé dans les sols, il nuit à la biodiversité microbienne et à la croissance racinaire (EcophytoPIC, 2022). Le soufre, lui, montre une rémanence limitée mais présente aussi des impacts négatifs sur la faune auxiliaire et peut induire des phytotoxicités lors de conditions climatiques défavorables.
Face au renforcement de la règlementation (Règlement (UE) 2018/1981 limitant à 4 kg/ha/an la dose de cuivre), et à la pression sociétale pour une viticulture plus verte, la recherche d’alternatives biologiques n’a jamais été aussi dynamique. Mais quelles solutions concrètes s’ouvrent aujourd’hui aux vignerons ?