Comprendre les enjeux de la cicatrisation chez la vigne et les autres cultures
La cicatrisation végétale repose sur des mécanismes complexes dépendant de la nature de la coupe, de la saison, de la vigueur de la plante, mais aussi du contexte environnemental. Lorsqu’une plaie reste béante, elle devient la porte d’entrée idéale pour des pathogènes comme Botryosphaeria ou Esca sur la vigne, ou des champignons du bois sur d’autres espèces ligneuses (source : IFV, 2022). Dans le contexte viticole, il est estimé que jusqu’à 15 à 20 % des pertes annuelles de rendement sont imputables à un dépérissement lié à une mauvaise gestion des plaies de taille (Institut Français de la Vigne et du Vin).
- Les blessures ouvrent la voie à des maladies de bois dont l’impact économique est majeur (jusqu’à 1 milliard d’euros par an en France selon l’ANSES).
- Une cicatrisation lente favorise le stress hydrique ou la mortalité des plants après passage de gel, de grêle ou d’insectes foreurs.
- Sur le plan physiologique, une plante qui cicatrise bien préserve mieux son flux de sève, son assimilation de nutriments et sa vigueur printanière.