Un cépage à l’histoire dense : racines et diffusion mondiale
Né sur le terroir français au XIX siècle, l’Alphonse Lavallée est le fruit du croisement d’Espérance et du Muscat de Hambourg, formalisé vers 1860 par le jardinier Alphonse Lavallée lui-même. Ce nom, aujourd’hui synonyme de grappes généreuses et de plaisir estival, s’est rapidement imposé à travers l’Hexagone avant de conquérir de nombreux territoires méditerranéens, de l’Espagne à la Turquie, sans oublier le Maghreb. D’après l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV), il est classé parmi les cinq cépages de raisins de table les plus cultivés dans le bassin méditerranéen (source : OIV).
Durant la première moitié du XX siècle, la France consacre jusqu’à 6 000 hectares à l’Alphonse Lavallée, principalement en Provence, Languedoc et dans la région Centre. Malgré la concurrence internationale et la mécanisation des récoltes, ce cépage demeure emblématique sur les marchés de proximité, privilégié pour la cueillette manuelle et la distribution locale.