Apports du compagnonnage végétal en viticulture biologique
La viticulture, soumise à des pressions multiples (eudémis, cicadelles, mildiou, adventices), tire un avantage particulier du compagnonnage végétal. La plantation de bandes fleuries, intégrant par exemple sainfoin, trèfle, luzerne, esparcette et phacélie, favorise l’installation d’un cortège d’auxiliaires (araignées, pollenivores, hyménoptères parasitoïdes) crucial pour réguler les pics de ravageurs.
Des suivis menés en Bourgogne par la Chambre d’Agriculture locale (source : CA Bourgogne) font état de hausses significatives de populations de carabes et de coccinelles en quelques années seulement, à la suite de l’introduction raisonnée de ces plantes compagnes, avec pour résultat une sensibilité moindre aux attaques du black-rot et de la cicadelle verte.