Comprendre le risque : l’oïdium et la réalité d’un printemps humide
Les printemps exceptionnellement humides, tels que ceux observés en 2021 et 2023 en France selon Météo France, engendrent une explosion du risque d’oïdium dans les vignobles. L’oïdium, causé par le champignon Erysiphe necator, s’installe dès que l’humidité relative dépasse 60% entre 15°C et 28°C, conditions fréquemment rencontrées lors de ces printemps. Contrairement au mildiou, il n’a pas besoin de pluie mais prospère dans l’humidité stagnante, accentuée par une végétation dense non aérée (source : IFV, Institut Français de la Vigne et du Vin).
La pression oïdium n’est d’ailleurs pas uniforme. Les cépages sensibles comme Chardonnay, Merlot ou Grenache peuvent perdre 40 à 80% de rendement si l’infection n’est pas contrôlée (source : Bordeaux Sciences Agro). En 2021, les pertes liées à l’oïdium ont atteint sur certains secteurs 50 000 ha, avec jusqu’à 70% de pertes sur certaines parcelles de Grenache et Mourvèdre dans le sud (source : FranceAgriMer).