Publié le
Mardi 10 mai 2011

On valorise tous nos agneaux en circuits courts

François Lebret et Elodie Crossouard sont associés dans le Gaec Natur’agneau,
à Sion-les-Mines (44). Ils ont accueilli sur leur exploitation les congressistes de la FNO.Après un stage dans le cadre de son BP-REA et un an de salariat sous la forme d’un stage de parrainage du conseil régional, Elodie Crossouard s’est installée en 2008 pour s’associer avec François Lebret. Ils ont créé le Gaec Natur’agneau. Les deux associés sont opérationnels sur les deux ateliers : conduite du cheptel ovin avec valorisation des agneaux en circuits courts, et grandes cultures, le tout en bio. L’installation de la jeune agricultrice a ramené 35 ha et fait passer le cheptel d’à peine 300 brebis à 510, dont 300 de race Romane. Les cultures de vente représentent la moitié des 146 ha de la SAU, et 20 ha sont autoconsommés. La quasi-totalité des agneaux est commercialisée en circuits courts auprès de cinq clients bouchers : artisans ou magasins spécialisés bio. La viande de brebis est transformée en merguez par l’un des clients, basé au Grand-Fougeray (35). Pour compléter, ils font un peu de viande en caissettes.
“On trie les animaux le jeudi soir et ils partent à l’abattoir de Craon le vendredi matin. Je les livre le mercredi matin sur Nantes et Saint-Nazaire. La tournée représente 350 km” explique Elodie. Deux à trois semaines avant la mise-bas, les brebis sont rentrées dans le bâtiment pour être complémentées. Les brebis gestantes et vides sont au pâturage hivernal. Commercialiser toute l’année (480 agneaux/an) implique une conduite de reproduction pour des sorties régulières, avec trois lots d’agnelages. En 2009, le taux de renouvellement était de 37 %, dont 17 % de croissance du cheptel. Le taux de prolificité par brebis mise en lutte est passé de 116 (en 2008) à 126 (en 2009) avec, cette année-là, une marge brute de 107 €/brebis. L’EBE dégagé est de 22 000 euros. Les agneaux ont été vendus au prix moyen de 8,30 €/kg.
“On a enregistré l’an dernier une nette progression de nos résultats technico-économiques” se réjouissent les co-associés. “On va arriver progressivement à notre rythme de croisière”. Le bilan de santé de la Pac et la revalorisation de la prime à l’herbe ont dopé les résultats du Gaec Natur’agneau. “Pour les moutonniers en système herbager, c’est tout bon” conclut François Lebret

Voir plus

Le journal
18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
Actualités
Flash Infos
Agenda
Annonces
Recherche