Publié le
Lundi 18 décembre 2017

Une transmission “clé en mains”

Armelle et Bernard pourront transmettre leur exploitation clé en main.
Armelle et Bernard pourront transmettre leur exploitation clé en main.

Cette semaine, nous publions le sixième article dans le cadre du concours Repor’Terre d’Avenir, organisé par Altonéo avec L’Avenir agricole et Jeunes Agriculteurs. Cet article a remporté le 2e prix du concours : il a été écrit par Antoine Chevrel, Léo Trubert, Florian Marteau et Alexandre Legros, du CFP La Futaie à Port-Brillet.

Armelle et Bernard Maurice, ont créé un complexe laitier à 40 ans. Aujourd’hui, à 54 ans, ils commencent à réfléchir à la transmission. Les bâtiments fonctionnels et ouverts à l’évolution faciliteront la reprise de l’exploitation.

Bernard Maurice s’installe en 1988 avec ses parents en production laitière, 360 000 litres de lait. En 2002, ses parents prennent leur retraite en conservant la maison, quelques bâtiments et des prairies pour leurs loisirs. L’éleveur est donc contraint à une deuxième installation à 40 ans. Il conçoit un complexe laitier neuf dans un corps de ferme en friche à 1 kilomètre du site de ses parents.

Une exploitation ergonomique

“J’ai passé six mois à concevoir les plans”, explique fièrement l’agriculteur. Il a imaginé lui-même comment intégrer les nouveaux bâtiments à ceux déjà existants. Le parcellaire acquis jour après jour est groupé autour de la ferme, des boxes pour transférer les bovins en sécurité ont été créés. La salle de traite 2 x 6 est de plain-pied et des greniers au-dessus des nurseries facilitent le paillage. Tout le complexe a été réfléchi pour alléger le travail.

Une ferme ouverte à l’agrandissement et à l’évolution

En 2002, la référence laitière était de 290 000 litres, demain elle sera de 570 000 litres sans changer la taille des bâtiments. Bernard et Armelle n’augmenteront pas plus leur référence, mais l’exploitation en a les capacités à moindre coût : agrandir la fumière avec un terrassement déjà réalisé, l’extension de la stabulation vaches laitières avec une partie des fondations déjà présentes ou encore ajouter des silos couloirs. Toutes ces possibilités sont un vrai plus pour un futur repreneur.

Une transmission facilitée

Avec la dernière augmentation de référence, le couple essaye de rapprocher au maximum la valeur économique de leur exploitation à sa valeur patrimoniale. L’anticipation des évolutions réduit les coûts de futurs travaux possibles. La ferme est conçue pour faciliter la reprise. Même si les éleveurs ne sont pas près mentalement à transmettre leur exploitation : “J’ai l’impression de parler de ça comme si j’allais arrêter, ça me fait bizarre” nous confie-t-il. Les agriculteurs espèrent transmettre d’ici quelques années à un jeune couple qui continuera leur projet. Les atouts de cette exploitation sont un stress en moins pour Armelle et Bernard qui paraissent confiants pour l’avenir.

Antoine Chevrel, Léo Trubert, Florian Marteau, Alexandre Legros
CFP La Futaie à Port-Brillet

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27 novembre 2020 - N° 48
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