Publié le
Vendredi 7 octobre 2016

Une première année “compliquée” pour le méthaniseur de Saint-Georges-sur-Loire

Le moteur de cogénération produit de l’électricité et de la chaleur.
Le moteur de cogénération produit de l’électricité et de la chaleur.

A Saint-Georges-sur-Loire, l’unité de méthanisation de la SAS Méthagri produit de l’électricité et de la chaleur. Comment fonctionne ce ventre géant ? Un an après la mise en route, les résultats financiers sont-ils à la hauteur des prévisions ?

Cela fait un peu plus d’un an que le méthaniseur de Saint-Georges-sur-Loire (Maine-et-Loire) est en service. Cette installation est la première unité en voie sèche en France et le premier collectif du département. La SAS Saint-Georges-Méthagri, porteuse du projet, regroupe six exploitations en élevage bovin lait, bovin viande et volailles. Elles représentent 800  ha et 8 500 tonnes d’effluents. “Nous avons choisi la voie sèche parce qu’elle est plus adaptée aux effluents pailleux de nos élevages et que nos sols peu portants auraient mal supporté l’épandage de digestat liquide”, explique Jean-Laurent Jubin, président de la SAS et associé du Gaec du Pâtis Candé.="text-align:>

Préparer les intrants


Les matières entrantes sont pesées puis stockées. En moyenne, 27 tonnes d’effluents (trois remorques) arrivent par jour sur le site. Idéalement, les fumiers doivent atteindre 30 % de matière sèche. “Dans les fermes, certaines fumières ne sont pas couvertes et même quand elles le sont, il est difficile d’obtenir des fumiers à plus de 25 % de MS.” Il faut donc assécher. Pour y parvenir, 1 500 tonnes sont achetées, “du marc de pommes, du fumier de cheval à 27la tonne et de la paille”.

Pour compléter, les agriculteurs produisent des Cive (1) fournissant un maximum de biomasse et ayant un fort potentiel méthanogène. Leur choix s’est porté sur un mélange maïs, sorgho, moha, millet, tournesol et trèfles pour les couverts d’été et sur une association RGI, seigle, triticale, avoine, pois, vesce et trèfles pour les intercultures d’hiver. “Si on ne fait pas 6 tonnes de MS/ha, ce n’est pas rentable au regard du coût de semis et de récolte”, estime Sébastien Ferrard du Gaec du Pâtis Candé.

Sabine Huet





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Sabine Huet

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29 mai 2020 - N° 22
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