Publié le
Vendredi 28 novembre 2014

Un roto pour passer de 3 à 2 UTH

Le vendredi 5 décembre, les associés du Gaec du Pré fleuri, Vincent Girault, Daniel Lefevre et Jacky Béchet, ouvriront leurs portes au public avec Mayenne Elevage, pour présenter leur nouvelle salle de traite rotative DeLaval, en fonctionnement depuis septembre. Pour eux, le but de l’investissement est de pouvoir travailler à deux, car Daniel va prendre sa retraite fin 2015.
L’arrivée du rototraite s’est accompagnée d’une réorganisation de l’exploitation, qui comptait plusieurs sites. Avant d’installer le roto, ils ont transformé deux travées de stabulations (jusque-là utilisées en aires paillées pour des taurillons) et construit une troisième. Tout en logettes, avec matelas. La nurserie est également sortie de terre. Des distributeurs d’aliment automatiques sont en cours d’installation. Un investissement de 750 000 euros, dont 250 000 pour le roto.
Le rototraite est en fonctionnement depuis peu, mais déjà
Jacky Béchet, qui s’occupe principalement de la traite, en mesure les bénéfices. “Avant, on trayait en 2x4 sur deux sites. Pendant un an et demi, ça a été compliqué. On trayait 40 VL à l’heure. Désormais, c’est 90.” Le cheptel compte 91 VL… Si besoin, il peut modifier la vitesse de rotation du plateau. L’éleveur passe donc une heure le matin, une heure le soir, plus le lavage. Les vaches doivent reculer pour sortir du manège de traite. “Au départ, j’avais un peu d’appréhension, mais en fait, cela se fait tout seul.”


“La traite est un plaisir”



Pour lui, il n’a jamais été question d’investir dans un robot de traite. “Je veux faire la traite, avec un bon rendement. La traite est un plaisir pour moi, je ne vois pas cela comme une astreinte. Je suis plus avec les vaches, on ne remplace pas l’éleveur. Par ailleurs, je passe de l’asséchant deux fois par jour sur les matelas. C’est vrai que cela demande plus de temps, mais c’est du temps d’observation en plus. Et grâce aux matelas, les vaches sont plus calmes, plus dociles.” Elles sont aussi plus propres. Par ailleurs, la traite par l’arrière amène un confort.


Le roto DeLaval est doté d’une technologie sophistiquée. Le logiciel Alpro permet le suivi individualisé des vaches. “Seul, je peux trier dix vaches.” A la sortie du roto, une porte de tri trois voies automatique oriente les vaches sélectionnées vers le parc de tri en fonction du besoin (pour insémination ou infirmerie).


Depuis l’installation de Jacky Béchet en 1994, le Gaec a connu des évolutions permanentes. Le prochain objectif est de réintensifier la production, en passant à 100 % Prim’Holstein, tandis qu’aujourd’hui, il est à 50/50 avec des Normandes. Initialement, en Noires, il tournait à 9 000 l/VL. En intégrant les Normandes (lors de l’élargissement du Gaec), la moyenne est descendue à 7 500 l. “Je veux retrouver la moyenne d’avant, intensifier le lait produit par VL, avec les vannes ouvertes de la fin des quotas.” Le quota actuel du Gaec est de 789 000 l. Le bâtiment est évolutif et pourra être allongé si besoin. Le DAC va permettre une alimentation individualisée, ce qui n’empêche pas d’accorder une place importante au pâturage.


Quatre racleurs à câbles DeLaval nettoient les allées. En bout de travées, les déjections tombent dans un canal. La matière est évacuée par un flot d’eau, grâce à un système de flushing de CRD. L’eau utilisée est pompée sur le dessus de la fosse.


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