Publié le
Vendredi 1 juillet 2016

Un bâtiment compact pour un coût limité

L’idée de départ était donc de concevoir un bâtiment économe de 62 places, avec les contraintes d’un terrain sur une butte et en plein-vent. Le choix s’est porté sur un bâtiment fermé, le plus compact possible, 35 mètres sur 14 mètres de large. Tout en optimisant le confort de l’éleveur et le bien-être animal, c’est-à-dire sans diminuer l’aire de vie. “C’est souvent un compromis de beaucoup de choses !” souligne Stéphane Coutant de la chambre d’agriculture du Maine-et-Loire. Mais pas question d’entasser les animaux. “Il y a le même nombre de places à l’auge et dans les logettes. Chaque vache a une place.”


Un compromis
à trouver



La place à 5 700 euros



Limiter au maximum la maçonnerie était un passage obligé. Le sous bassement n’est donc que de 50 cm. “C’était possible car comme les logettes sont placées sur les extérieurs, les vaches ne sont pas en contact avec les murs.” Sur le bas, le bardage métallique plein a deux avantages : il protège les animaux des courants d’air et est rapide à poser. Au dessus, s’élève un bardage bois avec des panneaux translucides qui apportent la lumière. Quelques plaques sont intégrées dans le toit mais “pas trop pour ne pas que ça chauffe”. Pour réduire la facture, le bardage et la maçonnerie ont été en partie autoconstruits. Placée au milieu du bâtiment, l’auge mécanisée (lire p18) a permis de gagner l’espace habituellement dédié à la table d’alimentation. Question déjections, le choix du système lisier s’est fait au regard du temps de travail : pas de paille à presser, à ramasser, pas de paillage et moins d’épandage. C’est aussi des économies sur la construction : pas de fumière, ni de hangar pour stocker la paille. Deux racleurs déversent automatiquement trois à cinq fois par jour, le lisier dans la fosse géomembrane. Celle-ci a une capacité de stockage de six mois. “La fosse a coûté 30 000 euros là où une fosse en béton aurait coûté 70 000 euros.” Et pour la traite, le robot s’est imposé dès le départ pour lever l’astreinte de travail et apporter de la souplesse. Au final, la place avec le stockage des déjections revient à 5 700 euros, ce qui est dans le bas de la fourchette. Le pari est donc doublement réussi puisque depuis la fin de la construction (octobre 2014), le travail d’astreinte est estimé à 18h/UGB/an contre 20 à 45 heures en moyenne.


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23 octobre 2020 - N° 43
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