Publié le
Vendredi 25 avril 2014

Sanders creuse dans la caisse pour soutenir ses aviculteurs


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Histonomose, colibacilles, salmonelles, etc. La production française de volailles a souffert au niveau sanitaire, en 2013. “Les salmonelles deviennent de plus en plus problématiques”, note Emmanuel Bouley, de l'abattoir SNV de La Chapelle-d'Andaine (Orne). Mais ce qui n'arrange rien, c'est qu'il ne s'agit pas forcément d'une question purement sanitaire : “Que ce soit en lots frais ou élaborés, les distributeurs ne veulent plus de lots contenant de salmonelles. Toutes salmonelles confondues, sans distinction.” C'est-à-dire que “le commerce a tendance à considérer les salmonelles mineures de la même façon que les salmonelles majeures”, précise Jacques Lannou, responsable du service vétérinaire chez Sanders. Ajoutant : “Il n'y a eu que trois cas de salmonelles majeures, en 2013 en France, mais il faut rester vigilant quand même.”="text-align:>

137 000 € de déficit pour le sanitaire


Ce contexte national a touché les producteurs Sanders comme les autres. Et, par les choix qui ont été faits, plombé les caisses de leur groupement. Gaevol accuse ainsi un déficit de 137 000 euros, à la fin de l'exercice. “C'est un choix serein, au regard de l'actualité sanitaire un peu délicate, qu'on a fait pour aider des éleveurs, explique le président de la section Ouest Océan, Jean-Yves Guérot. On avait l'argent dans notre caisse “coup dur” mais on savait aussi qu'on perdrait de l'argent. On a considéré que les éleveurs qui devaient faire abattre de façon anticipée leurs volailles devaient être soutenus, même si cela représentait 20 000 à 25 000  euros. D'autres ont reçu 1 500 ou 3 000 euros”. Le but : “Ne pas faire subir à quelques éleveurs les conséquences des problèmes sanitaires qui s'enchaînent”. Des problèmes de filière, en somme.

“C'est la première année que nous connaissons une telle situation”, poursuit Jean-Yves Guérot. Entre les “coup dur” et les aides bâtiments, 903 000 euros ont été distribués au total dans les deux sections avicoles Sanders. “L'objectif, pour 2014, est au moins de retrouver l'équilibre.”


2014 débute mieux que 2013


Sur les trois premiers mois connus, 2014 commence plus sereinement. Notamment grâce à un “marché dinde sain”. “Le premier semestre 2013 a été très compliqué, mais on a rééquilibré le marché en supprimant les stocks sur pied, par une diminution drastique des mises en place”, explique Emmanuel Bouley, de SNV. Ainsi, en étant “un peu à contresens du reste de la production française”, en ayant produit un plus de dindes que de poulets, Gaevol s'en sort plutôt bien.

En 2013, le groupement a produit 3,13  millions de dindes, 22,24  millions de poulets standards, 33,74  millions de poulets Princior, 750 000 pintades et 1,31  million de canards. Dont, pour la section Ouest, 1,3 million de dindes, 8,67  millions de poulets standards, 133 350 pintades et 1,22  million de canards.

Frédéric Gérard




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Frédéric Gérard

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