Publié le
Jeudi 23 avril 2020

Saisie d’animaux : Thierry Hervé contre-attaque sur le net, la préfecture riposte

Les 315 bovins de Thierry Hervé, maltraités, avaient été saisis par les services de l’Etat le 20/février. (photo d’archive)
Les 315 bovins de Thierry Hervé, maltraités, avaient été saisis par les services de l’Etat le 20/février. (photo d’archive)

Deux mois après la saisie de 315 bovins dans l’exploitation de Thierry Hervé au May-sur-Evre (Maine-et-Loire) on assiste à un étonnant bras de fer à distance entre l’éleveur et les services de l'Etat. Loin de se résigner, il a choisi de contre-attaquer, d’abord en appelant un à un les médias régionaux, puis en diffusant une vidéo sur YouTube le 7 avril. Un film de près de six minutes fabriqué par un mystérieux collectif nommé PARIAS, pour “Paysans anéantis et ruinés par l’idéologie animaliste et son système”. Le film s’en prend vertement à l’association de protection des animaux Oaba, à l’origine de la saisie. Selon son auteur, les animaux seraient plus maltraités depuis leur saisie. “Oaba s’achète un semblant de morale et de générosité sur le dos des damnés”, dénonce le document vidéo.

La Direction départementale de la protection des populations (DDPP), mise en cause dans le film, n’est pas restée sans réagir. Le 16 avril, elle a riposté sous la forme d’un communiqué de presse de deux pages pour remettre les points sur les “i”. Lorsque les 315 animaux de Thierry Hervé ont été saisis le 20 février, l’intervention des services de l'Etat faisait suite à une première intervention trois semaines à l’issue de laquelle il lui avait été demandé de corriger “les nombreuses non-conformités”. [notre édition du 28 février]

Concernant l’état des animaux depuis leur saisie, “un vétérinaire mandaté par la DDP a confirmé que les atteintes que présentaient ceux-ci étaient le fait d’un défaut de soin prolongé”, précisent les services de l'Etat. “Ces animaux, achetés par l’éleveur dans un état physiologique peu satisfaisant, requièrent justement des exigences d’élevage plus contraignantes que lors d’achat d’individus en bonne santé.”

La DDPP rappelle que “la mesure de retrait est une mesure exceptionnelle qui n’est engagée qu’en cas d’urgence constatée pour le bien-être des animaux”.

A.H.
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