Publié le
Vendredi 6 décembre 2013

Repères sur la BVD et l'IPI



Comment détecter la Diarrhée Virale Bovine ou maladie des muqueuses, la BVD?
Cette maladie est “sournoise” car on ne perçoit pas forcément sa présence dans le troupeau. Elle peut aussi contribuer aux développements de maladies plus visibles, du fait d’un système immunitaire affaibli chez les animaux infectés. 
Certains symptômes font immédiatement penser à la BVD : maladie des muqueuses, affaiblissement de l’animal jusqu’à la mort, naissance de veaux fragiles ou malformés, etc. 
D’autres troubles peuvent néanmoins se confondent avec différentes maladies : troubles de la reproduction, diarrhée, grippe, etc. Sa présence peut aussi se traduire par des avortements à répétition, des avortements, une infertilité, des retours de chaleurs... ou rien du tout. 
L’infection est d’autant moins facile à détecter chez les animaux non gestants (excepté les veaux, très affaiblis). “Couvert” par le développement d’autres maladies, la BVD peut aussi s’être déjà manifestée dans un cheptel, sans que l’éleveur ne s’en soit aperçu. Ses animaux se sont alors immunisés, naturellement.
Le risque principal concerne les femelles gestantes qui n’ont pas fabriqué leurs anticorps contre cette maladie. Les conséquences peuvent être diverses, parfois lourdes. Leur veau peut ainsi être porteur permanent du virus. 
IPI ou  Infecté Persistant Immunotolérant : l’animal à abattre

Ces animaux sont des porteurs permanents du virus, immunotolérants. 
L’IPI est qualifiée de “bombe” par les professionnels car il excrète de façon très importante le virus. Infecté avant la naissance, entre le 40e et le 120e jour de gestation, il ne vit rarement plus de deux ans. Mais si une femelle survit, elle transmettra le virus à son fœtus qui à son tour naîtra IPI. 
La maladie peut agir différemment, selon les animaux infectés et les conduites d’élevage. La surveillance reste donc le principal atout de l’éleveur. Elle permet aussi de mieux identifier d’éventuels bovins virémiques transitoires, autrement dit, des bovins pour la première fois en contact avec la maladie et qui n’est contagieux que pendant deux semaines. S’il s’est naturellement protégé au-delà de cette période transitoire, il peut en revanche avoir eu le temps de transmettre la maladie à d’autres.
Frédéric Gérard


Frédéric Gérard

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27 novembre 2020 - N° 48
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