Publié le
Vendredi 5 février 2016

Quand le réseau électrique devient “intelligent”

Le but est d'abord de “renforcer la fiabilité” du réseau, insiste Dominique Viou, responsable du pôle Grands projets à ERDF Ouest. Ces capteurs servent à mesurer la tension et l'intensité du courant électrique à différents points du réseau. “Aujourd'hui, on n'a ces informations qu'au niveau des postes sources. Entre deux, on n'a aucune information.” Or, les besoins évoluent. Un poste source est implanté environ tous les 25 kilomètres, en zone urbaine, et tous les 50 kilomètres, en zone rurale. “Si hier, [les smart grids] n'étaient pas nécessaires, demain, on en aura besoin, notamment avec le développement des énergies renouvelables.”
La connexion des unités de production devrait ainsi permettre d'anticiper les variations de fourniture de l'éolien ou du photovoltaïque. De nouvelles solutions sont envisagées. Par exemple, de déplacer les “heures creuses” en plein après-midi, aux heures ou les panneaux photovoltaïques produisent le plus. Si la méthanisation peut fournir une énergie plus régulière, “elle n'est pas forcément linéaire”, remarque Dominique Viou : “On peut avoir des conceptions pour stocker du biogaz et l'injecter au meilleur moment.”


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et de nouvelles solutions avec les ENR



Un meilleur service maison ?



ERDF investit 3,2 milliards d'euros par an. Mine de rien, ces modifications sont réalisées afin de couvrir les besoins électriques durant près d'un demi-siècle. L'augmentation de la population et de ses modes de consommation pousse donc à anticiper. A toutes
les étapes.


Sans forcément le savoir, les particuliers vont eux aussi participer à “alimenter” ces réseaux intelligents. En 2021, toutes les habitations devront être équipées d'un compteur Linky. Ce compteur nouvelle génération est capable de mesurer la consommation électrique d'un foyer, mais aussi de percevoir une évolution (une personne de plus, de moins, de nouveaux équipements, etc.) et d'en informer le gestionnaire du réseau. “On va être capable d'analyser une perturbation liée à l'installation d'une pompe à chaleur”, prend en exemple Jean-Luc Alluard. “C'est le nouveau challenge, poursuit Dominique Viou. Quand on distribue du courant, on sait que la tension bouge. Ce serait bien d'assurer les 130 volts à plus ou moins 10 %.” Et comment Linky informera ERDF ? “La communication se fera par courants porteurs entre les concentrateurs et le transformateur le plus proche.”


A plus long terme, le défi de ces nouvelles technologies est aussi de réaliser des économies d'énergie.



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18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
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