Publié le
Mercredi 9 mai 2018

Plusieurs cas de rhinopneumonie équine en Pays-de-la-Loire

L'épisode de rhinopneumonie équine qui sévit actuellement en France est lié à un virus, le HVE-1, qui est la forme d'herpèsvirus la plus dangereuse du fait de son affinité pour le système respiratoire, génital et nerveux de l'animal. Avec plus de cinq cas confirmés par des analyses de laboratoire, l'Ille-et-Vilaine et le Calvados sont les départements les plus touchés. En Pays-de-la-Loire, il y a deux cas en Sarthe, et un en Mayenne et en Maine-et-Loire.

“Ces virus sont généralement très bien adaptés à leur hôte et il est assez rare d’assister à des franchissements de barrière d’espèces, c'est-à-dire quand le virus passe d’une espèce à une autre”, explique le Réseau d'épidémio-surveillance en pathologie équine, basé près de Caen. La particularité de ces virus est leur capacité, après une infection qui a pu passer inaperçue, à rester à l’état latent dans les ganglions nerveux, pendant toute la durée de vie du cheval. Ils peuvent ensuite être réactivés et réexcrétés dans le milieu extérieur de façon intermittente lors de stress par exemple.

La forme respiratoire est semblable à la grippe. L’infection peut passer inaperçue, notamment chez les jeunes chevaux de l’élevage, en ne s’exprimant que par un épisode de toux et d’écoulement nasal sans gravité. Dans la forme abortive, l'avortement intervient à la fin de la gestation, du neuvième au onzième mois, mais sans signes prémonitoires. Le poulain peut naître vivant et mourir dans les quarante-huit heures. Enfin la forme nerveuse se manifeste par une légère raideur du train postérieur de l'animal, qui peut évoluer vers une profonde paralysie.

Il n’existe pas de traitement spécifique

Alors que dans la forme abortive aucun traitement n'est nécessaire, dans les deux autres cas, le traitement sera essentiellement destiné à atténuer les symptômes. Dans les élevages ou les écuries de courses, les poulinières doivent être séparées des autres chevaux et ne doivent pas être mélangées avec les chevaux en compétition et les jeunes sortant de l’entraînement, car ils sont susceptibles de s’infecter à l’extérieur. Concernant la vaccination, elle est obligatoire pour les reproducteurs Trotteur français, avec une primo-vaccination par deux injections à un mois d’intervalle. Dans de nombreux haras, la vaccination est souvent exigée pour les poulinières et une vaccination de rappel est conseillée entre le quatrième et le sixième mois de gestation. Enfin compte tenu du taux d’infection latente, la vaccination de tous les chevaux participant à des compétitions est vivement recommandée.

Christian Evon

Christian Evon

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23 octobre 2020 - N° 43
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