Publié le
Vendredi 3 mai 2013

Nitrates : nouveau casse-tête pour les éleveurs

A l'invitation de la FDSEA, le préfet de Maine-et-Loire, François Burdeyron, s'est rendu jeudi 25 avril à Longué-Jumelles, au Gaec de la Butte.

Le dépassement du seuil réglementaire de 50 mg/l du captage de Neuillé-Boiseaudier a entraîné le classement en zone vulnérable de 46 communes du Baugeois, alimentées par la nappe souterraine du séno-turonien. Un coup dur pour les éleveurs de l'est du département, dont Philippe et Jérôme Landelle, qui vont devoir adapter leurs pratiques agricoles.

Les problématiques posées par les nouveaux programmes d'actions, actuellement en cours de négociations, ont été au cœur des échanges entre les représentants de la profession et le préfet. Le Gaec de la Butte a une référence de 512 000 litres de lait pour une SAU de 118 ha : 58 ha de cultures dont 20 de blé, 60 ha de prairies, 27 ha de maïs ensilage, 14 ha de chanvre semences et 3 ha de luzerne.

“C'est l'accumulation de toutes ces normes qui finit par poser problème” a expliqué Jérôme Landelle à François Burdeyron. “On demande un assouplissement de la réglementation, pour tenir compte de nos pratiques et de nos façons de produire car on n'a pas tous les mêmes assolements ni les mêmes types de sols.”


“On court toujours derrière la réglementation”

Les frères Landelle disposent de deux sites d'exploitation, dont le principal autour du siège occupe 85 ha. “Il s'agit de grosses terres argileuses sur lesquelles on épand au printemps une partie du fumier avant le maïs, à 35 t/ha. Depuis une dizaine d'années, on a pris le pli d'implanter des couverts végétaux. On l'a fait parce que notre assolement le permet: on ramasse le blé en période sèche et on ensile des variétés de maïs plutôt précoces, dans la première quinzaine de septembre.”

Jusqu'à maintenant, une dérogation leur permettait d'épandre du fumier derrière une céréale 15 jours avant d'implanter le couvert. Ils mettaient aussi fumier et lisier derrière un maïs. “La grosse inquiétude, c'est de ne plus pouvoir épandre sur prairie une fois que les animaux seront rentrés” poursuit Jérôme Landelle. “Ça nous permettait de vider partout et d'attaquer l'hiver sereinement. Suite au Dexel, on a refait une fosse il y a quatre ans et on sait aussi que la capacité de la fumière devrait être augmentée à 500 m2, contre 375 m2 actuellement.”

AH

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