Publié le
Vendredi 27 juin 2014

Moderniser pour transmettre

Avec l'installation d'Eric en 2013 et un apport de 100 000 litres, les trois associés du Gaec Hervé (céréales lait) ont dû repenser le fonctionnement de l'exploitation tout en anticipant le futur départ en retraite d'Emile.
Pour les aider dans leur réflexion et leurs choix, l'étude réalisée avec l'outil Capacilait a permis d'identifier les menaces et les opportunités de l'exploitation. “On avait plusieurs facteurs limitants : la salle de traite, le stockage des déjections et le nombre de logettes” commente Christelle Priou, conseillère lait à Elevage Conseil Loire Anjou. Les travaux ont déjà commencé : l'ancienne salle de traite a été détruite pour faire place à des logettes et un aménagement a été conçu pour installer le robot. “La configuration de la stabulation se prête bien au système robot et les travaux permettent de passer de 70 à 124 logettes.” Quant à la nouvelle fumière de 450 m2 entourée de murs de 3 m de haut, elle sera en pente inversée pour gagner du volume. “On augmente beaucoup les places de couchage sans modifier grand-chose” se réjouit Stéphane Hervé, un des associés du Gaec. Une fois les travaux terminés, les variables changent : “Avec un taux de renouvellement de 23 % et des vélâges groupés, ce sont les 85 places pour les génisses qui deviennent le facteur limitant” poursuit Christelle Priou.


Un robot, puis deux



“La salle de traite était âgée, on saturait avec une 1 h 30 de traite matin et soir, et les vaches étaient trop lentes à sortir” explique Stéphane Hervé. Refaire une salle de traite imposait un nouveau bâtiment. “Quand on a eu tout calculé, le robot de traite était finalement plus économique : 2 000 € pour le béton, 10 000 € pour les logettes et les tapis et 250 000 € pour les deux robots.” Un deuxième robot est en effet prévu pour la fin de l'année car les éleveurs espèrent augmenter la production et passer à 110 laitières. Le robot est installé depuis le 18 mars. Sylvie Hervé, l'épouse d'Emile, apprécie cette nouvelle façon de travailler et surtout la souplesse d'organisation, “je passe matin et soir pour nettoyer le robot et aller chercher les vaches qui sont en retard. On est moins d'astreinte, on peut nettoyer plus tôt pour être libérés plus tôt”.



Communiquer



Le robot implique une remise en cause des habitudes. “Il faut s'imposer de nouvelles règles par rapport à l'organisation, qu'il y ait toujours un associé dans le secteur pour intervenir rapidement en cas de problème sur le robot, et surtout bien communiquer entre nous” affirme Stéphane Hervé. La surveillance du troupeau pour détecter les boiteries, les mammites et les chaleurs devient d'autant plus nécessaire “ que toutes les vaches ne sont pas vues en salle de traite comme avant “ ajoute Sylvie Hervé. L'organisation du travail est une variable à ajuster mais le temps de travail est aussi à prendre en compte dans une stratégie d'avenir. D'autant que les associés ont des engagements extérieurs, notamment dans la municipalité. Aujourd'hui avec quatre associés, le seuil de capacité de travail est de 120 VL. “Le départ d'un associé augmentera le temps de travail des trois restants de 32 % avec 110 VL. Comment gérer ce départ ? Combien d'heures par jour chaque associé est-il prêt à travailler ?” interroge Christelle Priou. Encore des réflexions en perspective...



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