Publié le
Vendredi 6 mars 2015

Lever les freins pour renforcer les dons agricoles

Cette loi apportera beaucoup de réponses sur le plan réglementaire, pour clarifier, simplifier et donner une dimension contractuelle. Il faut définir un cadre général pour permettre aux acteurs de s’impliquer”, a expliqué Guillaume Garot, député de la Mayenne, à propos de sa future proposition de loi sur le gaspillage alimentaire, lors d’une conférence de presse organisée par Solaal (association de dons agricoles et alimentaires), au Salon de l’Agriculture.
Avant la loi, l’ex-ministre de l’Agroalimentaire, rendra le rapport issu de sa mission parlementaire durant la première quinzaine d’avril, à Stéphane Le Foll et Ségolène Royal. “Nous ferons des propositions sous forme de boîte à outils.” Rappelons que 30 % de la production agricole est jetée chaque année.


Défiscalisation du don



Afin de lutter contre le gaspillage alimentaire, les producteurs de fruits et légumes, de lait, d’œufs et de céréales peuvent d’ores et déjà faire des dons défiscalisés via Solaal (la défiscalisation de dons de viande et de fruits et légumes transformés reste encore à être actée par les pouvoirs publics). A l’origine de cette association, il y avait Jean-Michel Lemétayer, l’ancien président de la FNSEA décédé en 2013. “Il avait à cœur que les dons de lait persistent, même avec la fin des quotas laitiers”, rappelle Guillaume Garot. Pari gagné : 1 200 tonnes de denrées ont déjà été distribuées aux associations alimentaires, un an après la création de Solaal, soit l’équivalent de 2,4 millions de repas. “90 % des dons sont des produits frais”, fait remarquer Angélique Delahaye, la présidente de Solaal.


Mais la défiscalisation du don implique des contreparties : “Si le don est défiscalisé, il faut des produits de qualité”, insiste Guillaume Garot. Par ailleurs, le député souhaite que des relations durables soient instaurées au niveau territorial. “Les difficultés techniques, financières et logistiques empêchent souvent le dispositif de dons d’être efficace.” A ce titre, il fera des propositions dans son rapport pour que “chacun des acteurs puisse être assuré de ne pas être freiné”. La présidente de Solaal, qui a, elle aussi, mis en place le don sur son exploitation maraîchère en Touraine, estime que “ce sujet n’a pas de clivage politique”. “Notre combat n’est pas terminé et il faudra l’amplifier sur le terrain.”



gaspillage alimentaire


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