Publié le
Vendredi 23 décembre 2016

Leurs vaches produisent 10 % de lait en plus grâce au robot

Pour cette porte ouverte, le Lely Center d’Aron a innové en conviant, pour la première fois, des éleveurs déjà équipés de robot, à témoigner auprès des visiteurs. Un moyen de diversifier les retours. Une vingtaine sont venus dans la journée.
Pour cette porte ouverte, le Lely Center d’Aron a innové en conviant, pour la première fois, des éleveurs déjà équipés de robot, à témoigner auprès des visiteurs. Un moyen de diversifier les retours. Une vingtaine sont venus dans la journée.

Le Gaec de la Menestière a installé un robot en avril en prévision d’un départ en retraite. Déjà, il mesure une amélioration de la performance laitière, grâce aux traites plus fréquentes.

"On a gagné trois litres de lait par vache produit par jour. On est à 31,7 litres”, constate Nicolas Godet. La moyenne d’étable du Gaec de la Menestière, à Larchamp (Mayenne), est de 10 500 kg. Et pourtant, “on n’utilise pas plus d’aliment qu’avant”. L’explication tient à l’augmentation du nombre de traites, qui est passé à 2,8 par jour. “Ce qu’on oublie aussi, c’est qu’en salle de traite classique, les vaches fatiguent après deux heures debout dans le parc d’attente, et donnent moins de lait” ajoute Jérôme Laigneau, conseiller Lely, lors de la porte ouverte du 16 décembre.

Nicolas Godet est associé à sa mère Maryvonne. Celle-ci finira par prendre sa retraite dans quelques années. Pour parvenir à une transition en douceur, les deux éleveurs ont anticipé en remplaçant leur 2x4 par un robot de traite Lely A4 en avril dernier. Pour le moment, celui-ci trait 47 vaches, mais à terme, Nicolas Godet imagine saturer l’outil, et abandonner l’atelier porc (280 places en engraissement) (1). Le bâtiment, neuf également, peut accueillir jusqu’à 66 animaux, et être agrandi si besoin (les robots A4 peuvent monter jusqu’à 75 VL).

L’adaptation du troupeau s’est bien passée, d’autant que la mise à l’herbe a été effectuée peu après. “On a eu plus de mal à les habituer aux logettes qu’au robot !” se souvient l’éleveur. Aujourd’hui, tout va pour le mieux. Avec les tapis, “aucune vache n’a mal aux pattes”.

Rémi Hagel



Rémi Hagel

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