Publié le
Vendredi 1 février 2013

Les directeurs d'établissements échangent à Laval

Nous ne sommes pas des syndicats, nous ne menons pas le même travail de défense de l'enseignement agricole” précise Bernard Giraudet, directeur de l'établissement hôte de ces journées. “Ce n'est pas à nous de défendre les grilles de salaires, mais nous pouvons parler de déprécarisation du personnel
ou de décentralisation.”


Des questions
sur l'avenir



Stéphane Le Foll était attendu, mais le ministre a annulé deux jours avant l'ouverture de ces journées. Le rencontrer aurait permis de “passer quelques messages”. “Depuis qu'il est au ministère, il a dit des choses intéressantes, mais qui demandent à être éclaircies” indique Marc Joumier, venu de Saint-Germaine-en-Laye. Des précisions à propos de la future loi de modernisation de l'Agriculture, des réformes des différents bacs pro et techniques.


Avec son collègue de l'Aprefa Cyril Samson, Marc Joumier pointe aussi “la raréfaction des moyens de l'Etat mais aussi des Régions”. Qu'en sera-t-il demain de la répartition du budget du ministère avec les établissements privés ? Certains établissements dépendent aujourd'hui à la fois du ministère de l'Agriculture et de l'Education nationale. Mais l'agriculture représente seulement 1 % de l'enseignement confié à l'Education nationale. Une petite priorité...


Les directeurs vantent “la souplesse” de leurs établissements (CFA et CFPPA, par exemple) pour créer de nouvelles formations, par rapport à l'Education nationale. “On peut créer des formations ponctuelles” pour répondre à une demande de main-d'œuvre. “On sait que notre avenir dépend en partie des demandes des entreprises”, qui apportent aux centres de formations, un financement en contrepartie.


L'emploi est à la sortie des classes : exemple avec l'agroéquipement, qui propose 7 000 emplois. La cohérence et l'arbitrage sont là aussi demandés au ministère. “Deux formations similaires viennent d'ouvrir en même temps en Mayenne” (Capapaum), note Bernard Giraudet.


Stéphane Le Foll semble toutefois vouloir éviter la concurrence entre établissements. Il vient ainsi de confier à l'Inspecteur général de l'Agriculture, une mission pour réfléchir aux synergies possibles entre établissements d'enseignement agronomique, ainsi qu'aux moyens de coopération territoriale entre établissements. C'est un début.



Formation et réseaux
de terrain



Entre eux, les directeurs de l'enseignement agricole ont surtout échangé sur leurs schémas pédagogiques. Sur l'accueil de nouveaux publics : “Les fils d'agriculteurs représentent 17 % des élèves aujourd'hui, contre 30 %, il y a 30 ans.” Il a aussi été question de “l'ouverture des élèves”, du travail en groupes. Le directeur adjoint de l'Enfa (école de formation agronomique de Toulouse) a aussi mis en avant le travail en réseaux : “C'est nouveau en soi, mais très intéressant. Cela permet de se confronter à la culture de terrain, aux expériences extérieures. Il faudrait porter notre réflexion sur de nouvelles méthodes, et de nouveaux outils.” Et de citer un excellent “terrain pédagogique” : les exploitations elles-mêmes.


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23 octobre 2020 - N° 43
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