Publié le
Vendredi 11 novembre 2016

Les agriculteurs, une population très recherchée par les pompiers

En Mayenne, les agriculteurs pompiers volontaires sont une cinquantaine, sur les 1 350 volontaires du département. Avec les nouvelles recrues en formation, ils devraient bientôt être une soixantaine. Ici, la caserne de Juvigné, plus grand “réservoir” de pompiers agriculteurs en Mayenne (archive photos 2014)
En Mayenne, les agriculteurs pompiers volontaires sont une cinquantaine, sur les 1 350 volontaires du département. Avec les nouvelles recrues en formation, ils devraient bientôt être une soixantaine. Ici, la caserne de Juvigné, plus grand “réservoir” de pompiers agriculteurs en Mayenne (archive photos 2014)

En zone rurale, leurs connaissances du terrain, souvent des habitants, mais aussi des composants des bâtiments agricoles, en font des éléments précieux lors des interventions. Au Sdis 53, on le souligne volontiers. Des mesures tentent de faciliter l’intégration des agriculteurs chez les pompiers volontaires.

Les Sdis (services départementaux d’incendie et de secours) relancent régulièrement des actions de communication auprès des agriculteurs, afin de les recruter. Selon les témoignages, la présence d’autres agriculteurs à la caserne facilite le déclenchement de l’engagement. “C’est vrai que les agriculteurs se recherchent entre eux, observe Gérard Alexandre, président du Service de remplacement en Mayenne. Dans les casernes où historiquement, il n’y a jamais eu d’agriculteurs volontaires, c’est plus difficile de les faire 


venir. Pourtant, cela permet aussi de se changer les idées, avec des gens de tout horizon.”


En Mayenne, des centres de secours sont connus pour compter un grand nombre de volontaires, agriculteurs de métier : Saint-Pierre-des-Landes, Châtillon-sur-Colmont, Juvigné, etc. A l’inverse, dans d’autres secteurs (l’est et le nord-est en particulier), ils se font plus rares. La présence de collègues joue beaucoup, la proximité de la caserne également : avec les reliefs, les fermes se trouvent parfois trop éloignées du centre de secours, en termes de temps de trajet, en cas d’alerte.

Un autre élément freine aussi les potentielles recrues : les temps de formation. “Pour venir aux journées de formation, certains éleveurs se lèvent à cinq heures du matin pour faire la traite et le reste du boulot. Lorsqu’ils arrivent à la formation, par rapport aux autres participants, ils sont déjà plus fatigués et n’ont donc pas la même attention”, rapporte Gérard Alexandre. “D’autres expliquent qu’ils ne vont pas payer pour se faire remplacer, pour ensuite donner de leur temps…”


Des réponses sont mises en œuvre.

Frédéric Gérard


="text-align:>

Frédéric Gérard

Voir plus

Le journal
27 novembre 2020 - N° 48
Actualités
Flash Infos
Agenda
Annonces
Recherche