Publié le
Vendredi 12 juin 2015

Les agriculteurs jouent la prudence

Finies, les années sublimes pour les constructeurs et distributeurs d’équipements agricoles. Depuis le début de 2014, les agriculteurs ont choisi de jouer la prudence. Conséquence, après deux années de belle croissance, en 2012 et 2013, pour l’agroéquipement, les agriculteurs ont été plus que prudents. Le marché français des agroéquipements aurait reculé de 14,7 % en 2014 et reculerait encore de 11 % en 2015, estime Axema, le syndicat des producteurs et importateurs de matériels agricoles.
Raisons principales : les revenus médiocres de 2014 et le manque de visibilité sur la situation des marchés agricoles.


Elevage, prudence dès 2013



Des secteurs souvent en difficulté comme ceux de l’élevage n’avaient pas attendu 2014 pour jouer la prudence. Dès 2013, par exemple, la production de matériel de fenaison était en baisse en France, autant en raison de son marché local que des exportations vers l’Europe, surtout. En revanche, c’est en 2014 qu’on a pu assister à une baisse drastique des immatriculations de chargeurs télescopiques (-31,8 %). Par ailleurs, signe de l’émergence d’élevages de grandes tailles, les mélangeuses automotrices d’aliments pour animaux, qui représentaient 26 véhicules en 2010 représentent 112 machines immatriculées en 2014. Cette même année, la France a importé 15 % de machines à traire en plus, signe d’un marché qui paraît robuste en dépit de la fin prochaine des quotas laitiers. Signe aussi qu’une bonne part des producteurs de lait comptent profiter de la suppression des quotas pour doper leur propre production laitière.


Si les moissonneuses-batteuses ont vu leurs immatriculations baisser de 7,5 % à 2 284 unités en 2014, les autres automoteurs de récolte ont progressé de 11,8 % cette même année.



L’agriculture investit



De fait, l’agriculture française est un secteur qui investit. Parfois trop, disent certains. Une critique contredite par les chiffres d’Axema. En termes d’intensité capitalistique (investissements rapportés à la main d’œuvre), la France se situe dans un peloton moyen en Europe, derrière le Luxembourg et les Pays-Bas, et avec l’Allemagne et le Royaume-Uni.


Voir plus

Le journal
18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
Actualités
Flash Infos
Agenda
Annonces
Recherche