Publié le
Vendredi 28 novembre 2014

Le robot qui rapproche des bêtes

Le bien-être de l’animal et de l’éleveur. Les deux vont de pair, selon Anne-Marie et Alain Couvé. Et les robots de traite y sont pour beaucoup, assurent-ils. Ils l’ont expliqué lors de la journée de portes-ouvertes organisée par le concessionnaire Dardenne-Bretonnière, le 21 novembre. Ce couple d’éleveurs a utilisé un robot de traite A3 de Lely depuis 2008. Et ils l’ont remplacé par deux robots A4, depuis le début de cette année. A cela s’ajoutent un repousse fourrage Juno, des brosses à vaches, des logettes avec matelas. “Vous pourriez dormir dans les logettes tellement elles sont propres !” promet Anne-Marie. Grâce à ces installations, les vaches “sont d’un calme impressionnant. Dans le bâtiment, les vaches ne vont plus en troupeau, ne se précipitent plus pour la traite. Elles vont se faire traire quand elles veulent”. On arrive à une moyenne de 2,9 traites par jour.


Finie l’astreinte



Pour les éleveurs, le bien-être vient principalement de la suppression de l’astreinte horaire de la traite. “On travaille toujours autant, mais on n’a plus la contrainte horaire. On peut organiser notre travail différemment.” Pour la vie de famille, c’est vital. Les parents peuvent emmener leurs quatre filles à l’école ou aux activités, sans plomber la journée. “Il est possible de faire le travail de manière fractionnée” témoigne Alain. Le temps économisé sur la traite se convertit en temps accru à l’intérieur du bâtiment, auprès des vaches. C’est aussi du temps passé devant l’ordinateur, pour affiner la connaissance de chaque vache. La collecte de données, une fois analysée, apporte des informations précieuses pour un suivi individualisé des laitières. “Tous les matins, je vois la production vache par vache. S’il y a un souci, on est alarmé tout de suite, avant même le signal visuel. Les mammites sont détectées plus précocement”, décrit Alain. En fait, conclut Anne-Marie, “contrairement aux a priori, grâce au robot, on connaît mieux nos vaches”.


Tout ce système permet de conduire un troupeau avec une moyenne de 10 250 kg/VL ces douze derniers mois. La production de l’exploitation est de 750 000 l, mais l’installation d’un deuxième robot a clairement été envisagée pour pouvoir produire plus. “On a rallongé notre bâtiment. Il est maintenant adapté à 110 places. Et si besoin, on pourra l’élargir encore” expliquent-ils. L’EARL du Coudray tourne avec 2 UTH et un salarié à temps complet.


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