Publié le
Vendredi 8 mars 2013

L'Agence de l'eau multiplie les aides

Le 10e programme d'aides de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne est présenté depuis quelques semaines aux acteurs concernés sur l'ensemble du bassin. Doté de 2,45 milliards d'euros, il se donne deux priorités : la lutte contre les pollutions diffuses et la restauration des milieux aquatiques. Il prend aussi en compte le changement climatique et la nécessité de s'y adapter en commençant par la maîtrise des prélèvements d'eau. La protection du littoral et du milieu marin bénéficie aussi d'une attention particulière.


L’Agence aide mais ne prend pas en charge



Ce programme est abondé par les redevances payées par les usagers, soit à 80 % par les consommateurs domestiques. Dans ce 10e programme, l'Agence a fait en sorte que les parts respectives de l'agriculture (passe de 6,4 à 6,8 %) et de l'industrie (de 11,6 % à 12,6 %) augmentent légèrement par rapport au programme précédent afin de faire passer celle des particuliers en dessous du seuil des 80 %.


Par soucis de simplification, trois taux d'aides seront appliqués : 70, 50 et 35 %. Le taux maximal est réservé aux opérations prioritaires indispensables pour atteindre le bon état de l'eau mais aussi pour financer les études stratégiques d'aide à la décision, à l'échelle d'un département ou d'un bassin-versant. Il reste que les aides de l'Agence ne viennent qu'en soutien : il faut donc des maîtres d'œuvre pour prendre en charge les travaux nécessaires et pour avancer les premiers euros. La moitié des aides sont affectées pour réduire les pollutions à la source ou les traiter une fois émises. L'objectif de faire baisser nitrate, phosphore, pesticides, et autres substances dangereuses, y compris virus et bactéries, est réaffirmé.



Huit enjeux et trois outils



Parmi les huit enjeux définis par l'Agence de l'eau, on trouve en priorité la qualité des eaux superficielles et souterraines, des milieux aquatiques (cours d'eau et zones humides), mais aussi la gestion quantitative de l'eau suite aux années de sécheresse de la dernière décennie.


L'Agence consacre aussi des fonds pour aider les actions solidaires : solidarité urbain-rural pour permettre aux communes rurales de bénéficier d'aides préférentielles pour la création de stations d'épuration et l'extension des réseaux d'assainissement, notamment. Solidarité encore, lorsqu'il s'agit de soutenir les associations du bassin qui œuvrent en faveur de l'eau en coopération avec des pays d'Afrique du Nord, de l'Ouest, d'Asie du Sud Ouest ou de Madagascar. Solidarité enfin avec le littoral pour améliorer la qualité microbiologique des eaux des estuaires et des côtes (marées vertes entre autres). Pour parvenir à ses fins, l'Agence s'appuie sur la gouvernance locale par les Sage (Schéma d'aménagement et de gestion de l'eau). Mais elle soutient aussi l'acquisition de connaissances (mesures, études, expérimentations, recherches). Enfin l'Agence maintient son soutien aux programmes d'information et de sensibilisation du public, afin d'obtenir son implication dans la gestion de l'eau.


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