Publié le
Vendredi 6 juin 2014

La journée technique va remplir son quota

Organisé par BouMatic­ en partenariat avec Grands Troupeaux Magazine, jeudi prochain au Westhôtel de La Chapelle-sur-Erdre (1), le premier événement 100 % grands troupeaux devrait connaître le succès. “Le nombre d’inscrits confirme l’attrait pour le sujet car les éleveurs laitiers sont en attente de conseils spécifiques pour la conduite des grands troupeaux”, note Erwan Le Duc, rédacteur en chef de Grands Troupeaux Magazine. Sans surprise, les éleveurs du Grand-Ouest seront les plus nombreux : Ligériens bien sûr et aussi Finistère, Ille-et-Vilaine et Manche… “Seront aussi représentés les secteurs de la nutrition, de la génétique, du contrôle laitier et des équipements (salle de traite, etc.) ainsi que les coopératives laitières”.


L’agrandissement des troupeaux s’accélère



Depuis une quinzaine d’années, le secteur laitier est soumis à une forte restructuration et le mouvement s’est amplifié à l’approche de la fin des quotas. Le nombre de génisses, qui augmente fortement à l’Ouest, montre aussi que la concentration des élevages va s’accentuer dans le croissant laitier au détriment d’autres régions françaises, comme le Sud-Ouest par exemple. En 2012, la France comptait un peu plus de 3 000 élevages de plus de 100 vaches et moins d’une cinquantaine de plus de 200 vaches.


Yves Trégaro, chef de l’unité produits animaux de FranceAgriMer­, retracera l’évolution du phénomène ces dernières années. Environ 150 exploitations livrent plus de 1,5 million de litres de lait. “Sur trois ans, ce nombre a progressé de 50 %” précise l’économiste. “1 200 exploitations ont un quota compris entre 1 et 1,5 million de litres (+ 50 %) et plus de 2 000 un quota compris entre 800 000 l et 1 million (+ 30 %).”



Des économies 
sur les charges



En France, la livraison moyenne par exploitation est de 364 300 litres (chiffre Inra Nantes). Elle est de 409 900 l en Bretagne et de 398 700 en Pays-de-la-Loire.


D’après FranceAgriMer, 79 élevages détenaient en 2011 un quota supérieur à 1,5 million de litres et 687 un quota compris entre 1 et 1,5 million de litres. Quatre ans plus tôt, ils n’étaient respectivement que 18 et 197. Ceux livrant entre 800 000 et 1 million de litres sont é­ga­lement près de trois fois plus nombreux qu’il y a cinq ans.


Les éleveurs de grands troupeaux espèrent faire des économies d’échelle sur leurs charges de structure et de main-d’œuvre pour rester compétitifs dans un marché laitier mondialisé où la demande est forte, no­tamment en produits industriels. Dans cette compétition, les pays de l’Europe du nord ont une très nette avance sur nous : au Danemark, le quota moyen est de 1,1 million de litres et de 652 000 l aux Pays-Bas.



Une conduite technique sans à-coups



“Conduire un grand troupeau ne s’improvise pas” estime Philippe­ Wallet, ingénieur au BTPL (Bureau­ technique de promotion laitière). Il a animé des groupes d’éleveurs de plus de 100 vaches dans l’Est de la France et a notamment suivi un troupeau de 700 vaches en Ukraine. “Il faut avoir un coût de production bas car le volume ne suffit pas à la rentabilité et s’agrandir en augmentant la productivité par travailleur” explique-t-il. “Il faut aussi viser une conduite sans à-coups et déterminer de nouveaux indicateurs techniques et économiques fiables et adaptés pour contrôler à tout moment la bonne marche de l’entreprise.”


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