Publié le
Mercredi 9 septembre 2020

“La chasse à courre ne peut plus être attaquée comme elle l’est par les antispécistes”

Pierre de Rouälle, président de la Société de vénerie.
Pierre de Rouälle, président de la Société de vénerie.

Pierre de Rouälle, président de la Société de vénerie. La chasse à courre rassemble 10 000 pratiquants répartis dans 400 équipages sur 70 départements. Ils se battent contre le référendum d'initiative partagée sur la cause animale, qui veut faire interdire ce mode de chasse.

La mobilisation de nos opposants pour interdire la chasse à courre prend assez d’ampleur pour que nous nous mettions au travail !”, lance Pierre de Rouälle. Les adeptes de ce mode de chasse ont entrepris un tour de France de quinze étapes pour sensibiliser les pratiquants à la menace que le référendum d’initiative partagée (RIP), s'il était adopté, ferait peser sur eux. Le 31 août, un rassemblement était organisé au chenil du Rallye Meilleraye, à Rialllé (Loire-Atlantique).

Outre l’interdiction de la chasse à courre et du déterrage, le RIP prévoit aussi celle de l’élevage en cage et des spectacles avec animaux sauvages. “Pour être validé par le conseil constitutionnel, il doit rassembler 185 parlementaires et avoir le soutien de 10 % des électeurs. Le gouvernement aurait alors six mois pour le présenter aux deux Chambres.”

La Société de vénerie a déjà visité 350 parlementaires pour les sensibiliser à son combat. La FNSEA et ses relais départementaux, ainsi que la Fédération nationale des chasseurs, lui ont emboîté le pas.

“Idéologie punitive”

“Au-delà du RIP, c'est la vague vegan et antispéciste qui nous inquiète au plus haut point. Nous avons face à nous des gens très déterminés, présents sur les réseaux sociaux. A l’aide d’images chocs, souvent détournées, ils placent le débat sur le registre de l’émotion. Leur but est d’abolir tout type de chasse, pas uniquement le nôtre.”

“Cette idéologie punitive et extrémiste ne voit en nous que des bourreaux. Nous acceptons la mort car elle fait partie du cycle de la vie. On ne peut pas nier cette réalité de la nature. Nous aussi sommes des acteurs de la biodiversité, nous ne sommes pas opposés au bien-être animal. Nous faisons des efforts pour améliorer nos pratiques. Dans moins de dix ans, tous nos responsables de chasse au chevreuil auront un certificat de capacité.”

Christian Evon
Le journal
23 octobre 2020 - N° 43
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