Publié le
Vendredi 4 juin 2010

L’industrie, relais de croissance pour le bois-éne

Les projets bois énergie se multiplient dans l’industrie. Un colloque a fait le point au Carrefour international du bois. Car pour réussir un tel projet, il faut d’abord le financer. Organisé à Nantes dans le cadre du Carrefour international du bois, le rendez-vous bisannuel des professionnels du secteur, le colloque consacré au bois-énergie s’est intéressé aux applications thermiques dans l’industrie, avec ou sans production d’électricité associée. Le combustible bois sous toutes ses formes (bûches, plaquettes, sciures, copeaux ou chutes), comme les appareils de chauffage, sont désormais à haut rendement. Les parts de marché les plus significatives sont à gagner du côté de la bioélectricité et du chauffage collectif (réseaux de chaleur), domaine dans lequel travaillent les FDCivam, relais bois-énergie dans la région, à l’origine de plusieurs réalisations.
Les incitations
du Grenelle
Dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, le fonds chaleur offre un cadre réglementaire innovant : son objectif est de financer les projets de production de chaleur renouvelables, dont le bois-énergie, tout en garantissant un prix inférieur à celui
de la chaleur produite à partir d’énergies conventionnelles. Le fonds chaleur prévoit des aides
financières pour les entreprises qui abandonnent le fioul ou le gaz au profit du bois. C’est pas moins d’un milliard d’euros sur trois ans (jusqu’en 2011) qui sont consacrés à cette mesure. “Les entreprises peuvent en bénéficier, soit pour les projets de plus de 1 000 tep (tonnes équivalent pétrole), dans le cadre d’un appel à projet national BCIAT (1), soit pour les projets de capacité inférieure (100 à 1 000 tep) en sollicitant les directions régionales de l’Ademe” explique Lise Lambert, de l’Ademe Pays-de-la-Loire.
Réussir un projet bois-énergie, c’est d’abord parvenir à le financer dans des conditions économiques acceptables. Or dans le contexte actuel de prix des énergies fossiles, on ne peut atteindre l’objectif qu’en mobilisant le maximum d’aides à l’investisse-ment. Plusieurs cas concrets portant sur la chaleur renouvelable ont été présentés aux participants du colloque. La coopérative d’Isigny-Sainte-Mère (Calvados) a derrière elle deux années
de fonctionnement avec sa chaudière bois de 20 t/h à 30 bars (15,6 mwh). Cette installation assure la quasi totalité des besoins en vapeur du site. Toujours dans l’agro-alimentaire mais dans les Vosges, le groupe Viskase, un fabricant de boyaux cellulosiques destinés à la saurisserie, avait demandé à Dalkia de lui proposer une solution de fourniture de vapeur. L’inscription de ce projet dans le premier appel d’offres BCIAT a permis de répondre aux attentes de cette entreprise : à savoir économie par rapport à une solution 100 % gaz, diminution des émissions de CO2 et pérennisation de la production de vapeur.

(1) : Biomasse chaleur industrie, agriculture et tertiaire.

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