Publié le
Vendredi 14 novembre 2014

L’agriculture recrute et fait venir à elle les candidats

Pour cette neuvième édition de “Place à l'emploi”, les entreprises du secteur agricole et maraîcher étaient regroupées dans un espace commun pour faciliter les échanges et la prise de contact.
Pour cette neuvième édition de “Place à l'emploi”, les entreprises du secteur agricole et maraîcher étaient regroupées dans un espace commun pour faciliter les échanges et la prise de contact.

La neuvième édition du salon Place à l'emploi a permis à une dizaine d'exposants agricoles et maraîchers de présenter aux demandeurs d'emploi les nombreux métiers qu'offre le secteur agricole au sens large.

Avec 500 nouveaux CDI par an, ce sont toutes les filières qui recrutent en Loire-Atlantique : polyculture-élevage, machinisme, maraîchage et viticulture. Dans le sud Loire, maraîchage et viticulture sont très demandeurs de main-d'œuvre, mais n'arrivent pas toujours à recruter en raison des freins à l'embauche qui pèsent sur leurs entreprises. Le muguet, c'est à lui seul 4 000 contrats à l'année.="text-align:>

“Nous avons huit CDI ainsi que des CDD de saisonniers. On propose des emplois partagés pour pérenniser leurs postes. Les saisonniers alternent souvent entre la viticulture (taille de la vigne) et le maraîchage à partir du printemps, ce qui leur permet aussi de développer leur polyvalence”, précise Charlotte Grollier, du groupement d'employeurs Loire et Sèvre, qui regroupe 65 adhérents.

“Leur faire de la place dans nos métiers”


Le salon de l'emploi, qui s'est déroulé les 6 et 7 novembre dans la galerie Atlantis (Leclerc - Saint-Herblain) a rassemblé dans un espace commun un large panel d'entreprises et de structures. Pendant deux jours, Maison de l'emploi de Châteaubriant, chambre d'Agriculture et Adefa, Cuma et service de remplacement, mais aussi le groupement d'employeurs Loire et Sèvre, la Fédération des maraîchers nantais et l'entreprise Océane, ainsi que les Vignerons indépendants, ont accueilli sur leurs stands de nombreuses personnes attirées par les métiers de l'agriculture.

“J'ai reçu pas mal de personnes qui méritent toutes qu'on leur fasse un peu de place dans nos métiers de l'agriculture”, s'enthousiasme Jean-Yves Henry, l'animateur du SR 44. Il a listé 40 contacts intéressants sur les deux jours, avec dépôt de CV et rapide entretien pour cerner leur profil et leur motivation. “Il y a un peu tous les profils : de la jeune fille de 22 ans qui passe son BPA et qui veut travailler le week-end, avant de s'installer à terme, à la secrétaire comptable de 48 ans dont les compétences sont très recherchées par nos associations cantonales”, explique Jean-Yves Henry. “Ainsi qu'un autre : il a un BTS et il serait prêt à travailler un à deux ans chez nous avant de devenir contrôleur laitier.”

S'installer ou faire carrière dans le salariat ?


Premier département pour le nombre de salariés de Cuma, la section départementale de l'Union des Cuma était bien sûr présente. “Nos employeurs ne trouvent pas toujours facilement. Nous, salariés, on doit être vite autonomes et je regrette que les Cuma ne consacrent pas assez de temps à la formation” estime Xavier Loquais, lui-même salarié de Cuma et qui siège au conseil d'administration des Cuma 44. “On a pas mal de candidats qui passent par notre réseau, car il y a un potentiel d'emplois, mais certains partent au bout de deux ou trois ans pour s'installer.”

Le service emploi-formation de la chambre d'Agriculture met en œuvre plusieurs actions, dont des réunions collectives d'information pour tous publics : à la fois présentation des formations qualifiantes et installation ainsi qu'actions de sensibilisation aux métiers. Ces dernières peuvent prendre deux formes : un voyage en agriculture, pour découvrir des facettes du métier dans différentes productions, et des journées de recrutement préqualification.

Christian Evon


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Christian Evon

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