Publié le
Vendredi 7 août 2015

Kuhn lance son robot d'alimentation en Mayenne

Le K2 FeedRobot n'impressionne pas par sa taille, et c'est ce qui fait sa force. Ce robot, monté sur rail, va faciliter la vie des éleveurs. Il n'a pas besoin d'être immense car il peut travailler en continu. Il va apporter régulièrement du fourrage. “Il se charge autant de fois que l'éleveur le voudra, pour distribuer sept à dix fois par jour, voire plus”, assure Raphaël Lucchesi, responsable de Concept Elevage, qui distribue ce nouveau produit en Sarthe, Mayenne et Nord Maine-et-Loire.
Muni de brosses, le K2 repousse le tas d'aliment. Ainsi, pas de refus, donc un meilleur rendement de la ration. Pas de risque de chauffe, non plus. Si on compare à une désileuse automotrice, celle-ci ne distribue que rarement le dimanche (pour des questions de main-d'œuvre). On augmente donc le volume de la ration du vendredi et du samedi, et le tas peut chauffer. Avec d'autres systèmes de distribution (bol par exemple), “on ne distribue qu'une fois par jour. Même si on possède une désileuse personnellement, ce n'est pas plus de deux fois par jour”.


Chargement par couches



Le robot se déplace donc grâce à un rail et est alimenté sur secteur (ce qui évite d'avoir recours à des batteries). En amont, dans la zone de pré-stockage, il se charge des éléments utiles à la ration : on trouve une trémie de chargement de l'ensilage d'herbe, un autre pour l'ensilage maïs et un système pour l'alimentation de balles rondes en foin. “Il se déplace entre chaque poste, créant des couches homogènes, comme un mille-feuille” décrit Raphaël Lucchesi. Une fraise coupe tous les aliments régulièrement sur un front d'attaque, “ainsi il n'y a pas de compaction de l'aliment”. Autre avantage : comme il n'y a pas de brassage, cela consomme moins d'énergie. Ensuite, la ration est distribuée par un tapis (à gauche ou à droite).



1,20 m de large



Il faut compter un investissement de 150 000 à 170 000 euros, plus 10 000 euros pour la pose du rail. Mais dans la comparaison, le calcul doit prendre en compte les économies réalisables. D'autres systèmes de robot nécessitent un bol mélangeur à poste fixe, ou alors réalisent un mélange à l'intérieur du robot (ce qui demande de l'énergie). Dans le cas d'une désileuse automotrice, il faut tout de même un tracteur pour la charger. Quant à la mélangeuse simple, elle nécessite un tracteur, ainsi qu'un autre véhicule de chargement. Il faut compter le temps de mélange, de distribution : ici, ce temps est gagné pour l'éleveur.


Selon les modèles, le robot ne mesure que 1,20 m à 1,60 m de large. On pourra en tenir compte pour bâtir de nouveaux bâtiments. Cela nécessite moins de surface. Ainsi, on n'est pas non plus obligé de compter une place par vache aux cornadis. On peut réduire le nombre de places parce que le robot passera fréquemment et régulièrement à (sept places pour dix VL par exemple). Sa petite taille fait bien sa force.


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