Publié le
Vendredi 18 octobre 2013

Et pourquoi pas le tracteur en Cuma ?

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Il y a trois ans, la Cuma de la Vallée de l'Orthe (autour de Douillet-le-Joly en Sarthe) a acheté son premier tracteur. “Quand j'ai proposé l'idée, il y a eu pas mal d'intéressés” explique Loïc Suhard, le président. “Mais quand nous avons fait le planning d'utilisation, il n'y avait pas assez de disponibilité pour les gros travaux, et pas assez d'heures demandées pour l'achat de deux tracteurs.” A force de discussions, six adhérents étaient prêts pour investir dans un 160 CV en Cuma. “Pour rassurer les autres, nous avons passé un accord avec la Cuma des 5 épis qui avait un tracteur de même puissance, pour nous le louer en cas de besoin et réciproquement, s'ils avaient besoin du nôtre.” Dans le montage financier, les adhérents engagés dans l'achat du tracteur ont dû s'engager pour sept ans sur un nombre d'heures d'utilisation annuelle, c'est-à-dire à payer pour le nombre d'heures souscrites, qu'ils les fassent ou non. Aujourd'hui, la question ne se pose plus. Le tracteur fait nettement plus d'heures que prévu au départ. L'achat a été financé par un emprunt bancaire et par la Cuma. “Chaque adhérent a un droit sur ce tracteur. La règle est de l'accorder deux jours de suite maximum, par utilisation, aux adhérents ayant pris l'engagement et un jour maxi par les autres.” Le prix de la location est de 20 € de l’heure pour tout le monde, y compris les non adhérents qui voudraient l’utiliser pour leurs gros travaux (labour, déchaumage, etc.) ou les transports (céréales, ensilages, fumiers, etc.).


Un seul critère au départ : 160 CV



Compte tenu du matériel disponible à la Cuma et chez les adhérents, le choix d'un 160 CV est posé dès le départ. “Nous sommes allés voir des concessionnaires, ils nous ont mis un tracteur à disposition pour l'essayer.” Tout le monde était d'accord pour un modèle fiable et simple. Le tracteur choisi n'était pas le moins cher, mais il était sobre, n'avait pas besoin d'additif (adblue) et était facile à mener. “Les retraités arrivent à le conduire” confirme Guillaume Hiron, adhérent depuis l'achat du tracteur. Le pont avant est suspendu mais il n'y a pas de GPS, pas de confort particulier en cabine ; la simplicité d'abord. A l'annonce du projet, des non adhérents comme Guillaume Hiron se sont intéressés. “J'avais besoin d'un tracteur de forte puissance mais financièrement ça ne passait pas. En adhérant à la Cuma, je ne paie que pour l'utilisation réelle que j'en fais et cela revient bien moins cher..” L'entretien du tracteur est assuré par le concessionnaire mais chaque utilisateur est tenu de rendre un engin propre et de fournir le fuel.


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18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
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