Publié le
Vendredi 8 août 2014

Des meuniers s'intéresseraient au blé de l'Ouest

La façade Atlantique va-t-elle profiter des déconvenues des régions céréalières ? Tous les opérateurs n'en sont pas persuadés. Des meuniers se sont pourtant renseignés sur la qualité des moissons dans l’ouest. Un phénomène nouveau, confie un négociant. Pas de quoi faire flamber les prix, mais peut-être d'envisager une petite valorisation pour les meilleurs blés de la région.

Après les déconvenues de 2013, la Loire-Atlantique et surtout la Vendée ont retrouvé des protéines. En Maine-et-Loire, dans le sud-Mayenne et en Sarthe, les taux sont au rendez-vous ; certes plus proches de 11 que de 11,5 %, la nouvelle norme pour le marché export.

Du blé meunier en fourrages ?


Sur le marché international, le blé français va manquer d'acheteurs. Après un coup de froid début juillet et des grains qui ont commencé à germer, une pluviométrie hors-norme a balayé les derniers espoirs d'avoir une campagne convenable à l’Est, dans le centre et dans la Beauce. Des blés ne pourront être écoulés qu'en fourrages. “Les producteurs devront faire un sacrifice sur les prix”, prévient François Luguenot, analyse des marchés de la coopérative In Vivo. Le blé meunier se vend actuellement autour de 170 €/t, le blé fourrager tombe à 120 €/t. Et c’est encore trop cher pour les marchés traditionnels du Moyen-Orient, du Maghreb, d'Afrique de l'Ouest et même français, souligne l'analyste. Alors que de nouveaux records de prix du maïs sont entrevus aux Etats-Unis.

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