Publié le
Vendredi 7 octobre 2016

Des économies temporaires possibles

Les amendements et de la fumure de fond ont un impact sur le long terme mais pas forcément sur la campagne en cours. Dans les sols légèrement acides, il est possible de différer le chaulage d’entretien l’année suivante sans conséquence majeure sur le rendement. Sinon, un amendement au calcaire cru est en général satisfaisant sur le plan agronomique et moins cher que les produits à base de chaux. En revanche sur des sols très acides, le chaulage de redressement garde tout son sens pour préserver le potentiel de production.


Différer le chaulage d’entretien



Une impasse PK possible



La fumure de fond se raisonne sur le moyen long terme et bien sûr selon la richesse des sols, le passé récent de fertilisation et l’exigence de la culture. Le blé tendre assolé est peu exigeant en P et en K. Dans les sols bien pourvus, régulièrement fertilisés, réaliser une impasse raisonnée ne mettra pas en péril la culture. Il faut cependant reconnaître que les pratiques de fertilisation ont beaucoup évolué ces dernières années, plutôt dans le sens d’une économie de P et K sur cultures peu exigeantes. Dans ce cas, les gains supplémentaires ne sont évidemment pas élevés.



Vigilance sur les semences 
de ferme



En France, la proportion semences de ferme représente 50 % des semis de céréales à paille. La semence de ferme est moins chère, encore faut-il disposer des bonnes variétés, être équipé pour la trier, la traiter, et avoir le temps de s’occuper de ce chantier.


Particulièrement cette année, il convient de porter attention à trois points :


- Bien trier le lot pour retirer un maximum d’impuretés, de grains mal remplis, potentiellement porteurs de champignons
pathogènes.


- Choisir un traitement fongicide efficace contre les fontes de semis provoquées par des champignons du groupe fusarium.


- Faire un test de germination avant de régler le semoir.


Rappelons que les semences certifiées des nouvelles variétés sont porteuses de progrès génétique.



La densité de semis



Les enquêtes sur les pratiques des agriculteurs montrent une tendance à surévaluer la densité de semis. En conditions optimales, 250 grains par mètre carré, quelle que soit la variété, permet d’atteindre le potentiel. Soit 100 kg/ha de semence pour un lot à 40 g de PMG. Bien sûr, cette quantité doit être adaptée en fonction des conditions propres à la parcelle : date de semis tardive, cailloux, hydromorphie, préparation motteuse, etc. Consultez l'outil d’aide à la décision gratuit “calcul de la densité de semis optimale”.



Gérer le risque JNO



Une protection avec un traitement de semences à base d’imidaclopride reste conseillée pour les semis précoces d’orge et de blé d’hiver. Pour les semis de blé en période normale ou tardive, l’impasse de ce traitement de semence peut être envisagé en misant sur le faible risque d’attaque en année normale. Dans ce cas, il faudra surveiller la culture pendant l’automne, puis l’hiver surtout s’il est doux, afin d’intervenir en foliaire.



Fractionner les apports



Le fractionnement de la fertilisation azotée a fait ses preuves et est largement appliqué. Ajuster le dernier apport avec un outil de pilotage peut générer des économies. En revanche, on constate souvent une certaine impatience pour l’appliquer alors qu’un apport jusqu’à début épiaison, voire au-delà entraîne une meilleure utilisation de l’engrais avec un impact positif sur la teneur en protéines.



OAD pour les maladies



Le baromètre des maladies du blé, en accès libre sur le site, permet d’évaluer le risque lié aux maladies fongiques en intégrant les paramètres climatiques à venir et les conditions de culture. Il calcule instantanément un niveau de risque sur sept jours pour le piétin verse, la septoriose, la rouille jaune, la rouille brune et la fusariose des épis. Calculés grâce à des modèles agro-climatiques, les risques indiquent le développement probable de chaque maladie pour pouvoir déclencher les traitements de façon optimale. Ce type d’OAD est d’autant plus rentable que la pression de maladie est faible car il peut faire économiser des traitements initialement prévus.


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