Publié le
Jeudi 9 avril 2020

Covid-19 : le service de l'équarrissage n’est pas perturbé

Comme pour les ruminants, une ATM avicole volailles de chair a été mise en place en 2009.
Comme pour les ruminants, une ATM avicole volailles de chair a été mise en place en 2009.

Deux entreprises se partagent le marché de l’équarrissage dans la région : Secanim, filiale de Saria, en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Vendée, et Atemax en Mayenne et Sarthe. Pendant la pandémie, la collecte et le traitement des déchets d'origine animale et alimentaire continuent.

Dès février, Saria, le leader français du marché, avait pris les devants. “On fait partie d'un groupe international (l'allemand Rethmann), on avait un peu senti venir les choses. Avant tout le monde, on a mis en place une cellule de crise avec des plans de continuité et communiqué auprès des équipes sur les gestes barrières”, explique Elisabeth Despointes, responsable communication de Saria France.

“Il n'y a pas de perturbation dans la collecte des animaux morts en élevage, le service est assuré normalement. Nous sommes un maillon de la chaîne, ce n'est pas parce qu'il est le plus discret qu'il n'est pas important. Le risque sanitaire est évident dans les élevages, on le sait bien.” Saria s'appuie sur un centre de collecte par département et au total sur 60 agents. Les matières collectées sur tout le secteur (sauf le nord Loire) sont traitées à l'usine de Benet, en Vendée.

Le lien vers l’équarissage, “c’est pratique, ça simplifie la procédure”

“Le service de ramassage fonctionne en effet normalement, c'est l'info que me font remonter des éleveurs et des responsables professionnels”, confirme Philippe Carteron, directeur de l'EDE à la Chambre régionale d'agriculture. Sur Pilot'Elevage, un lien renvoie à l'équarrissage. Quand un éleveur signale un animal mort, il peut aussi faire sa demande d'enlèvement. “C'est pratique, ça simplifie la procédure.”

Le rôle de l'EDE est crucial puisqu’à côté de la facture de l'identification, il collecte auprès des éleveurs la CIE (Cotisation interprofessionnelle étendue équarrissage), qui a remplacé la CVO en 2018. Cette taxe “amont” finance à hauteur de 17 % les coûts de ramassage et de traitement des cadavres d'animaux. Les 83 % restants sont pris en charge par les abattoirs.

“On est tributaires du fonctionnement de La Poste”

Si l'équarrissage n'engendre pas de souci particulier en ce moment, il n'en va pas de même avec La Poste, qui ne fonctionne au mieux que trois jours par semaine. “On reçoit tardivement les documents de notification papier sur lesquels les éleveurs renseignent leurs mouvements d'animaux. Le problème est le même pour nous puisqu'on leur envoie par courrier les passeports et les ASDA”, précise Philippe Carteron. L'envoi des boucles aux éleveurs est aussi retardé.

“C'est problématique pour les jeunes animaux qui doivent partir en centres d'engraissement, comme les veaux de boucherie. Ils ne peuvent pas circuler s'ils n'ont pas leur passeport. On attend une note de la DGAL sur le sujet mais en attendant, les transporteurs n'acceptent pas le transport urgent d'animaux de ce type-là”, conclut le responsable de l'EDE.

Christian Evon
Le journal
18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
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