Publié le
Vendredi 20 janvier 2017

Comment les formations intègrent la volatilité

En formation, les jeunes doivent apprendre à gérer leur future exploitation face à un contexte volatil (archives).
En formation, les jeunes doivent apprendre à gérer leur future exploitation face à un contexte volatil (archives).

La volatilité s’est installée dans le quotidien des agriculteurs. Comment les étudiants y sont-ils aujourd’hui préparés ? Les centres de formation ont pris le virage.

La violence de la volatilité des prix n’en finit pas de toucher les agriculteurs. “On sort d’une période où les grands couloirs étaient tout tracés” constate le président de la chambre d’agriculture de la Mayenne, Stéphane Guioullier. “Avant on parlait de paie de lait” rappelle le président de CER France Mayenne-Sarthe Christophe Lambert. “On est dans un changement radical. Demain, ce sera la volatilité des prix.”

Les conseils de gestion ont évolué. “Raisonnez vos investissements, calculez votre prix de revient, etc.” Mais les étudiants qui sortent de formation ont-ils intégré cette nouvelle donne ? L’enjeu est de taille parce qu’au départ, “nos jeunes sont toujours intéressés par le beau matériel”, constate Etienne Giffard, responsable des BTS Acse au lycée Rochefeuille (Mayenne), qui assure également les cours de gestion aux Bac pro. Par ailleurs, le risque est inhérent au métier, ce qui rend la position des enseignants délicate, souligne Michel Gaudin, prof de gestion et coordinateur des BTS Acse du lycée agricole de Laval. Il faut savoir prendre en considération les risques, sans pour autant aller jusqu'à effrayer ces futurs agriculteurs. Mais cet exercice d'équilibre est réalisable.

Rémi Hagel

Rémi Hagel

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23 octobre 2020 - N° 43
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