Publié le
Vendredi 22 mai 2015

Ces trois exemples français

En France, quelques tentatives de contrats de livraison différée ont bien été lancées. Y compris au Marché du porc breton : l’initiative visait à sécuriser une partie des ventes des producteurs. Au final, seuls 20 000 porcs ont été vendus, et la démarche n’a duré qu’une année... C’était il y a quatre ans.


“Il faut être formé”



Daniel Bellec n’est pas surpris. Pourtant, c’est le contrat qui lie son groupement à l’abattoir de Kermené qui a servi de base au marché de livraison différé de Plérin. Mais pour se lancer dans un tel dispositif, insiste le directeur de Syproporcs, “il faut être formé, cela ne s’improvise pas” : “Etre formé aux marchés, mais aussi pour être capable de calculer son prix de revient... au mois !”


Une autre difficulté, et non des moindres, freine les producteurs à s’engager dans ces ventes anticipées : “Les producteurs de porcs ont un raisonnement spéculatif, c’est du formatage. Il faut passer le cap.” Et penser en fonction de son seuil de perte, explique-t-il, c’est-à-dire en s’assurant que son prix de vente ne passera pas en dessous de son prix de revient. A défaut de chercher la meilleure opportunité, ce qui implique des risques.


Avec Leclerc, propriétaire de l’abattoir de Kermené, une autre enseigne a signé un partenariat d’approvisionnement sous contrat. Système U y a vu le moyen de sécuriser et organiser une filière spécifique en porc, le bio. Depuis un an, l’enseigne a aussi signé avec Terrena un engagement sur trois ans qui offre une plus-value de 8 à 12 cts aux éleveurs. Cette signature a aussi permis au groupe coopératif de parler de sa nouvelle marque “Nouvelle agriculture”.


Voir plus

Le journal
27 novembre 2020 - N° 48
Actualités
Flash Infos
Agenda
Annonces
Recherche