Publié le
Vendredi 12 mai 2017

Ces ingénieurs agro qui passent au numérique

Amandine Bert : “Honnêtement, il y a deux ans, je ne me serai jamais vue dans les métiers du numérique. (...) Aujourd’hui, je suis persuadée que c’est l’avenir.\
Amandine Bert : “Honnêtement, il y a deux ans, je ne me serai jamais vue dans les métiers du numérique. (...) Aujourd’hui, je suis persuadée que c’est l’avenir.\

Avec le développement en pleine ébullition des nouvelles technologies du numérique, de nouveaux métiers apparaissent. Pour créer les solutions destinées au monde agricole, les profils sont multiples. Ingénieurs agronomes, par exemple. Deux jeunes salariées d’Adventiel (fusion des Arsoé) nous racontent leurs parcours, non tracés.

A 25 ans, Agathe Frémont est analyste fonctionnelle et responsable applicatif chez Adventiel. Un métier inconnu du grand public dans le développement d’outils numériques. Elle travaille au sein d’une équipe spécialisée dans les services à l’élevage, une business unit de quinze à vingt personnes. Cette “BU” regroupe différents profils : deux chefs de projet, un expert fonctionnel avec une formation agro, et des développeurs (d’applications numériques). Agathe y a un statut à part. “Je dois réussir l’interface entre le client et le développeur. Je dois réussir à parler leur langage”, l’un très technique, l’autre parfois flou sur ses besoins mais précis en termes de stratégie d’entreprise. Agathe “traduit” ainsi les problématiques de deux mondes qui ne se croiseraient probablement jamais sans l’effervescence incontournable autour des technologies connectées. “On découvre certains milieux. Les demandes sont très hétérogènes.”

Elle-même ne se destinait pas à faire partie du petit monde du numérique en intégrant son école d’ingénieur agronome, à Rouen. “Je voulais plutôt être vétérinaire rural.” Mais au fil de ses cinq années d’études, elle effectue des stages qui la confrontent à ce nouvel intérêt : “La valorisation des données, c’est pas mal de mathématiques, de statistiques. C’est aussi chercher de nouvelles solutions. Et accompagner les éleveurs, dont le métier est en train de changer... Un peu comme le vétérinaire, en quelque sorte”.

Frédéric Gérard


Frédéric Gérard

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