Publié le
Vendredi 5 juillet 2013

Bruno Dupont quitte le syndicat des producteurs de fruits de Maine-et-Loire

Bruno Dupont était président du SDPF depuis quinze ans.

A 59 ans, Bruno Dupont abandonne la présidence du Syndicat départemental des producteurs de fruits (SDPF 49) de Maine-et-Loire. Il l’a annoncé lors de l'assemblée générale mardi 2  juillet. C'est Pascal Pineau qui lui succède. Cet arboriculteur de Saint-Pierre-Montlimart, installé avec son épouse Stéphanie, exploite 220 hectares de vergers et produit chaque année quelque 11 000 tonnes de pommes d'une quinzaine de variétés. Leur exploitation est labellisée “vergers écoresponsables”. Ils ont mis en place des méthodes de lutte biologique comme la confusion sexuelle, et ils récupèrent les eaux de pluie pour éviter de puiser dans les nappes phréatiques.

Bruno Dupont, président de l'interprofession des fruits et légumes (Interfel) depuis un an, reste à ce poste. Il reste également président du Sival et président de la fédération régionale des producteurs de fruits. De ses quinze années de présidence du SDPF, il se souvient des débuts mouvementés : “Je suis arrivé pendant les moments noirs avec beaucoup d'arrachage, on était les premiers à arrêter des TGV. Plus personne ne gagnait sa vie avec les pommes.”

Il se souvient aussi avec satisfaction de l'opération Pommes au collège : “On était les premiers à lancer cela, et depuis c'est devenu un programme européen, “Un fruit à la récré”.

“On a fait avancer les questions d’emploi”


Bruno Dupont garde toutefois quelques regrets : “Professionnellement on n'a pas à rougir, mais collectivement, on a loupé le coche, nous aurions dû créer une marque pour les pommes du Val-de-Loire plutôt qu'avancer les uns contre les autres. J'ai un vrai sentiment d'échec, on n'a pas réussi à rassembler tous les acteurs économiques, tout cela pour des raisons mercantiles, cela nous aurait permis d'éviter de laisser autant de gens sur le bord de la route.”

Il garde néanmoins la satisfaction “d'avoir fait avancer les questions d'emploi à la FNSEA” notamment en créant une convention collective régionale, tout en regrettant que les élus de la Chambre soient si déconnectés de ces préoccupations (“Claude Cochonneau, il n'a pas un salarié !”).

L'arboriculteur d'Allonnes, dont la parole semble plus que jamais se libérer, regrette aussi qu'il n'y ait pas de représentants des producteurs de fruits dans les instances agricoles. “Personne ne nous a sollicités pour la constitution des listes aux dernières élections Chambre”, déplore-t-il.

Antoine Humeau



Antoine Humeau

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