Publié le
Vendredi 4 octobre 2013

Bovins viande : technicité rime avec rentabilité

A travers deux portes ouvertes organisées dans des élevages performants en bovins viande, Ter'élevage a mis l'accent sur la technicité et la productivité comme atouts de performance économique.


L'objectif de la coopérative est de communiquer sur la technicité et la productivité en viande bovine. Les perspectives sont encourageantes et pour mieux connaître son revenu, l'éleveur doit identifier les critères de rentabilité de son cheptel allaitant” indique Jean-Jacques Bertron, responsable technique bovins Ter'élevage.

Terrena propose à ses éleveurs le calcul de la production brute de viande vive avec Capeco et le coût de production. “Nous espérons réaliser 200 diagnostics cet hiver auprès de nos adhérents” poursuit le technicien.

Des leviers de progrès techniques existent aussi en élevage allaitant : optimisation des régimes alimentaires, santé du troupeau, bâtiment performant, etc. 

Il y a quelques semaines, Ter'élevage a proposé à ses adhérents une porte ouverte sur deux élevages performants. Le premier, le Gaec des Collines (Treize-Vents, 85), est naisseur engraisseur avec un cheptel de 180 vaches Blondes d'Aquitaine (100 PMTVA) et engraisse 85 jeunes bovins, pour une SAU de 240 ha. Le second, le Gaec La Touche Neuve (La Petite-Boissière, 79) est lui aussi en système NE avec un cheptel de 110 charolaises (84 primes) et un atelier de jeunes bovins : 50 JB nés sur l'exploitation.

Des kilos de carcasse bien valorisés

Au Gaec des Collines, les taurillons Blonds d'Aquitaine sont commercialisés en baby : des animaux de 12 mois qui peuvent atteindre 350 kg de carcasse et qui sont bien valorisés : 4,37 €/kg sur la dernière campagne (64 baby). Du sevrage à l'abattage, ils reçoivent un aliment JB (5 à 10 kg consommés) composé à 45 % de céréales de l'exploitation, ainsi que de la paille à volonté. Le tout donne un indice de consommation de 4,02 kg d'aliments consommés par kilo de carcasse. Sur la même période, les 21 JB laitiers abattus à 16 mois ont atteint 344 kg de carcasse pour un prix du kilo de 3,38 euros. Ils reçoivent des céréales (1 kg) et un correcteur azoté (1,5 à 2 kg), avec du foin et du maïs ensilage à volonté.

D'Anvial est une démarche intéressante de valorisation des réformes allaitantes : Blonde d'Aquitaine et Limousine. Le producteur s'engage sur un nombre annuel de vaches, avec une répartition par trimestre. Un complément de marché lui est versé en fonction de la saisonnalité : 0,20 € par kilo au troisième trimestre.


Avec l'atelier allaitant, le Gaec La Roche Neuve dégage un revenu de 22 000 € par unité de main-d'œuvre. Pour 100 kg vif de viande produite, le revenu est de 54 euros. Hors main-d'œuvre, le coût de production s'établit à 259 €/100 kg vifs et le total des produits à 313 €, dont 71 % de produit viande et 26 % d'aides. La productivité de l'élevage est très bonne avec en moyenne, 476 kg vifs produits par UGB : taurillons, génisses et réformes.

Christian Evon

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Rentabilité d'un atelier naisseur engraisseur

Avec l'atelier allaitant, le Gaec La Roche Neuve dégage un revenu de 22 000 € par unité de main-d'oeuvre.

Pour 100 kg vif de viande produite, le revenu est de 54 euros. Hors main-d'oeuvre, le coût de production s'établit

à 259 €/100 kg vifs et le total des produits à 313 €, dont 71 % de produit viande et 26 % d'aides. La productivité

de l'élevage est très bonne avec en moyenne, 476 kg vifs produits par UGB : taurillons, génisses et réformes

Christian Evon

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