Publié le
Vendredi 4 mars 2016

Au Royaume-Uni, l'UE divise même au sein du ministère de l’Agriculture

D'autres, comme les ministres du Travail et de la Justice, ou encore l'ancien ministre de l'Agriculture Owen Paterson et le maire de Londres Boris Johnson, plaident aussi pour la sortie de l'Union.
Dans ce cas de figure, les nouveaux accords commerciaux à négocier entre le Royaume-Uni et l'Union pourraient prendre “dix à quinze ans”, a averti pour sa part, à Bruxelles, le commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, qui intervenait le 23 février lors d'un débat organisé par le consultant Hume Brophy.


“Rester” pour réformer et continuer à bénéficier des avantages



“En votant pour rester, (le Royaume-Uni) peut travailler au sein d'une UE réformée afin de réduire la bureaucratie et d'assurer de nouvelles réformes, tout en profitant encore des importants bénéfices du marché intérieur”, a plaidé le 23 février Liz Truss lors d'une conférence de la National Farmers'Union (NFU - Angleterre et pays de Galles). Le pays “aurait tort de faire un saut dans l'inconnu”, il est “plus fort, plus sûr et mieux dans une Europe réformée”.


La NFU, qui ne s'est pas encore prononcée sur le Brexit, prépare avec l'institut de recherche agricole néerlandais LEI Wageningen une étude sur l'impact potentiel d'une sortie de l'UE sur la production, les prix à la ferme, les revenus et les échanges commerciaux. “Nous la rendrons publique au printemps”, a annoncé Meurig Raymond, le président du syndicat agricole.



La NFU veut
des réponses
et des assurances



Si le pays doit rester dans l'UE, David Cameron doit être clair, a dit Meurig Raymond. “Comment la position du Royaume-Uni au sein du marché unique sera-t-elle rendue plus forte ? Le Conseil européen de cette semaine aboutira-t-il à l'engagement de créer un marché compétitif avec moins de bureaucratie et de coûts de mise en conformité et une meilleure réglementation au bénéfice de l'agriculture britannique ?”


Les agriculteurs ne doivent pas aller au référendum sur l'UE sans avoir toute l'information, a insisté le président de la NFU : “Si nous restons un État membre, serons-nous en mesure de supprimer certains blocages pour progresser, tels que les barrières à la biotechnologie ?”


Dans le cadre des négociations sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, le sommet européen des 18 et 19 février a adopté entre autres une “déclaration sur la compétitivité” dans laquelle il “engage toutes les institutions et tous les Etats membres à s'efforcer d'améliorer la réglementation et à abroger les dispositions législatives inutiles afin de renforcer la compétitivité de l'UE, tout en tenant dûment compte de la nécessité de maintenir des normes élevées de protection des consommateurs, des travailleurs, de la santé et de l'environnement”.



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