Publié le
Vendredi 14 juin 2013

ATM avicole : toujours plus d'enlèvements de cadavres

En 2009, la fin du service public de l'équarrissage a abouti à la création d’ATM Avicole (1) dont la mission est de ramasser les cadavres des élevages de volailles de chair. Lundi dernier à Bouguenais (Loire-Atlantique), l'association tenait sa réunion d'information annuelle.

PHOTO : "Notre dispositif doit servir à optimiser les frais supportés et à rendre la mutualisation du coût de l'équarrissage plus équitable" a lancé le président d'ATM avicole, Patrick Bouron (à gauche).

Créée à l'initiative des organisations professionnelles, c'est elle qui collecte la participation volontaire des éleveurs et reverse ces sommes aux équarrisseurs pour le compte des premiers, avec qui une convention a été signée. Les contributions des éleveurs sont calculées forfaitairement sur la base du nombre d'animaux mis en place.

“En 2012, 31 918 tonnes ont été collectées correspondant à plus de 110 000 enlèvements, soit une augmentation de l'activité de 6 %” explique le directeur de l'association, Gilles Le Pottier, par ailleurs secrétaire général du Cidef. ATM avicole rassemble les producteurs à travers les OP, les équarrisseurs et les abattoirs, qui financent à eux seuls 71 % du service. Les 13 500 éleveurs adhérents représentent 90 % de la production organisée.

Les enlèvements dits massifs (de 1 à 5 tonnes) représentent pour l'année écoulée un total de 4 738 tonnes, dont plus de la moitié en provenance du cheptel reproducteur. Son coût est de 1,240 M€. Le tonnage lié aux sinistres (plus de 5 t) a diminué de 19 % par rapport à 2011 mais représente encore trop, selon les responsables de l'association.

Vers un marché départementalisé

“En 2012, nous avons encore dû faire face à la hausse contractuelle des coûts de collecte : + 3,67 % à compter du 1er  août” a rappelé Patrick Bouron, le président d'ATM avicole. “Mais grâce à notre gestion saine, nous avons pu amortir les effets sur les contributions.” L'heure est venue de passer un nouvel appel d'offres pour la période 2013-2015. Le marché porte sur un volume prévisionnel de 408 000 tonnes de cadavres, dont 32 132 tonnes de volailles de chair.

“De neuf zones de collecte actuelles, on va passer à un service départementalisé. Plus proche des centres de traitement, on peut espérer une baisse des coûts” a précisé Gilles Le Pottier. Les dix départements de l'Ouest représentant 75 % des volumes collectés, d'où une optimisation prévue des tournées de ramassage. Enfin, l'ATM Avicole a fait inscrire dans le cahier des charges une optimisation des enlèvements lors des sinistres et une 
limitation des petits enlèvements pour abaisser les frais de collecte.

Christian Evon

(1) Animaux trouvés morts dans les exploitations agricoles.


Christian Evon

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