Publié le
Vendredi 27 mai 2016

Après les capteurs, caméras et micros entrent dans les bâtiments avicoles

Leurs applications se multiplient. Certains permettent de comptabiliser les consommations d'eau, d'aliment et d'énergie, de compter les œufs, peser les volailles automatiquement (et avec plus de précision) ou de gérer l'éclairage. Il existe aussi des “capteurs d'ambiance bâtiment”, qui mesurent le taux de CO2. Pratique, pour respecter la directive bien-être poulet de chair qui impose une teneur maximale de 3 000 ppm de CO2. Le capteur transfert les données au régulateur, qui envoie ensuite les ordres au ventilateur. Pour l'instant, les capteurs ne permettent pas de quantifier les autres gaz
influant sur la santé des volailles, tel que l'ammoniac. Ou plutôt, ils sont trop coûteux pour être généralisés en élevage.


L'image et le son



Les caméras permettent aussi de détecter des pathologies latentes. Elles apprécient la répartition des animaux au sol et leur mobilité, ce qui reflète un défaut d'abreuvement ou d'alimentation, ou encore un mauvais réglage de la ventilation.


Outre les caméras, des micros peuvent aussi être installés dans le bâtiment. Comme pour les caméras, il ne s'agit pas de surveiller les volatiles. Les micros servent à enregistrer les sons et les comparer automatiquement à une bande passante de référence. L'outil peut ainsi détecter automatiquement des problèmes respiratoires. Si c'est fiable, alors cela pourra présenter l'intérêt d'anticiper les pathologies et limiter ainsi le recours aux antibiotiques.


A l'avenir, la détection des pododermatites pourra aussi être un peu automatisée. La solution proposée, c'est une paire de “lunettes intelligentes”. Actuellement, pour détecter ces lésions des voûtes plantaires, il faut attraper la volaille, examiner les pattes et comparer les lésions à une grille d'évaluation pour noter le score sur un bloc de papier. Ces lunettes connectées pilotées grâce à la voix (ce qui libère les mains de l'opérateur) permettent de prendre des photos et de comparer automatiquement à une photothèque pour déterminer l'importance des lésions. “Beaucoup plus rapide que le cahier et le stylo”, se réjouit Christian Nicolas, ingénieur d'études au pôle avicole de la chambre agriculture de Bretagne. Mais ces lunettes ne sont pas encore commercialisées.


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