Publié le
Vendredi 29 mars 2013

“Un robot, pour voir nos enfants”

A l'Huisserie, Carole et Didier Leray utilisent le premier robot de traite MI One de GEA installé en Mayenne.

L'origine de leur investissement est plus personnelle que professionnelle. “Le matin, les enfants se sont toujours débrouillés tout seuls pour leur petit déjeuner parce que nous étions à la traite” expliquent-ils. Au fil des années, cela est devenu compliqué de se libérer pour les amener au ramassage scolaire, à trois horaires différents, ou aux activités sportives. “Je ne voulais pas qu'ils soient écœurés du métier” confie leur mère. Et “on voulait profiter de nos enfants avant qu'ils partent”.

Les arguments professionnels ont largement conforté ce point de départ. La salle de traite était vieillissante. De plus, les éleveurs ressentaient la pénibilité physique de la traite, d'autant qu'ils fonctionnent en vêlages groupés pour valoriser le lait d'été (chez Bel).

Agrial a organisé un voyage en Allemagne. “Cela nous a tout de suite plu. GEA (ex-Westfalia Surge) a un historique en salle de traite. L'usine, c'est la rigueur allemande” décrit Didier.

Du temps pour les bêtes 
qui en ont besoin

Le robot ne fonctionne que depuis quatre mois, mais déjà ils en ressentent les bienfaits. “Je peux aller à des réunions à l'école le soir” décrit Carole. “On passe autant de temps sur les animaux, mais on apporte 80 % du temps aux soins sur les 20 % du troupeau qui en ont besoin” constate Didier. Les robots permettent en général une légère augmentation de la production. Les meilleures vaches peuvent exprimer leur potentiel (en revenant se faire traire plusieurs fois). Les éleveurs attendent de le confirmer quand leur saison battra son plein. Et comme la mise aux normes est faite et que le bâtiment peut accueillir jusqu'à 110 VL, ils peuvent voir venir la fin des quotas.

RH

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