Publié le
Vendredi 25 septembre 2015

“Quitte à simplifier, autant le faire bien !”

La Guierche, au nord du Mans, compte quatre Cuma, pour les moissons, le pressage, l'ensilage et le déchiquetage de bois. Mais aux alentours, chaque commune a

“sa petite Cuma avec du matériel de préparation de sol”, raconte Jean-Yves Leblanc, vice président de la Cuma de La Guierche. En 2012, la coopérative investit, sans engagement des adhérents, dans un déchaumeur à disques indépendants, un Optimer de chez Kuhn en 5 mètres. “

Ça a été le point de départ de la réflexion sur le travail du sol.” Mais il y avait déjà en toile de fond,

“l'envie de faire quelque chose ensemble, de regrouper les jeunes et de se rassembler pour pouvoir acheter du matériel plus performant”. C'est ainsi qu'est né le “groupe culture” avec une douzaine d'éleveurs. Certains travaillent en semis simplifié depuis une dizaine d'années, d'autres sont en labour.


Visite et partage d'expériences



Durant l'hiver 2014, le groupe suit la formation Base (1). Des profils culturaux sont alors creusés dans plusieurs fermes derrière des chaumes, du maïs et de la luzerne. Et là, surprise !

“On a vu qu'il n'y avait pas grande différence entre le labour et nos sols en TCS.” Malgré un travail simplifié avec un déchaumeur à dents, “

mes sols étaient tassés et nécessitaient un décompactage”. Cette première étape confirme l'envie d'aller plus loin. “

Quitte à simplifier, autant le faire bien !”


Au printemps, les éleveurs tentent un semis de maïs au strip-till dans une parcelle, pour “

découvrir le matériel”. L'essai est concluant, mais ils restent prudents, “

c'était la bonne année”. S'en suivent des visites d'exploitation en agriculture de conservation. “

C'était passionnant de voir la qualité du sol, les couverts, les itinéraires techniques.


Forts de ces apprentissages, cinq agriculteurs se lancent dans des couverts techniques,

“autre chose que les 3 kg de moutarde balancés uniquement pour répondre à la réglementation !” Jean-Yves Leblanc a semé un mélange d'avoine brésilienne, vesce, trèfle d'Alexandrie, moutarde brune et navette à 15 kg/ha. “

Les beaux couverts, ça ramène de la vie dans le sol, de la matière organique, et le salissement est maîtrisé.



Poursuite des investigations



Comment faire pour enfouir les fumiers au printemps, en semis direct ? “

Il faudrait pouvoir les épandre à l'automne mais on n'a pas assez de capacités de stockage pour les garder un an.” Cet hiver, les Sarthois pourront aborder les questions restées en suspens lors de la poursuite de leur formation. Ils regarderont aussi le matériel de plus prés. “

On va investir mais on ne sait pas encore dans quoi.” Peut-être un strip-till “

mais il faut assez d'hectares”, un semoir SD pour semer des couverts à grosses graines et des colzas. Affaire à suivre ! Toujours est-il que les agriculteurs veulent des techniques approuvées car “

on ne peut pas se permettre économiquement de faire des erreurs plusieurs années de suite”.



La Guierche, au nord du Mans, compte quatre Cuma, pour les moissons, le pressage, l'ensilage et le déchiquetage de bois. Mais aux alentours, chaque commune a

“sa petite Cuma avec du matériel de préparation de sol”, raconte Jean-Yves Leblanc, vice président de la Cuma de La Guierche. En 2012, la coopérative investit, sans engagement des adhérents, dans un déchaumeur à disques indépendants, un Optimer de chez Kuhn en 5 mètres. “

Ça a été le point de départ de la réflexion sur le travail du sol.” Mais il y avait déjà en toile de fond,

“l'envie de faire quelque chose ensemble, de regrouper les jeunes et de se rassembler pour pouvoir acheter du matériel plus performant”. C'est ainsi qu'est né le “groupe culture” avec une douzaine d'éleveurs. Certains travaillent en semis simplifié depuis une dizaine d'années, d'autres sont en labour.



Visite et partage d'expériences



Durant l'hiver 2014, le groupe suit la formation Base (1). Des profils culturaux sont alors creusés dans plusieurs fermes derrière des chaumes, du maïs et de la luzerne. Et là, surprise !

“On a vu qu'il n'y avait pas grande différence entre le labour et nos sols en TCS.” Malgré un travail simplifié avec un déchaumeur à dents, “

mes sols étaient tassés et nécessitaient un décompactage”. Cette première étape confirme l'envie d'aller plus loin. “

Quitte à simplifier, autant le faire bien !”


Au printemps, les éleveurs tentent un semis de maïs au strip-till dans une parcelle, pour “

découvrir le matériel”. L'essai est concluant, mais ils restent prudents, “

c'était la bonne année”. S'en suivent des visites d'exploitation en agriculture de conservation. “

C'était passionnant de voir la qualité du sol, les couverts, les itinéraires techniques.


Forts de ces apprentissages, cinq agriculteurs se lancent dans des couverts techniques,

“autre chose que les 3 kg de moutarde balancés uniquement pour répondre à la réglementation !” Jean-Yves Leblanc a semé un mélange d'avoine brésilienne, vesce, trèfle d'Alexandrie, moutarde brune et navette à 15 kg/ha. “

Les beaux couverts, ça ramène de la vie dans le sol, de la matière organique, et le salissement est maîtrisé.



Poursuite des investigations



Comment faire pour enfouir les fumiers au printemps, en semis direct ? “

Il faudrait pouvoir les épandre à l'automne mais on n'a pas assez de capacités de stockage pour les garder un an.” Cet hiver, les Sarthois pourront aborder les questions restées en suspens lors de la poursuite de leur formation. Ils regarderont aussi le matériel de plus prés. “

On va investir mais on ne sait pas encore dans quoi.” Peut-être un strip-till “

mais il faut assez d'hectares”, un semoir SD pour semer des couverts à grosses graines et des colzas. Affaire à suivre ! Toujours est-il que les agriculteurs veulent des techniques approuvées car “

on ne peut pas se permettre économiquement de faire des erreurs plusieurs années de suite”.



La Guierche, au nord du Mans, compte quatre Cuma, pour les moissons, le pressage, l'ensilage et le déchiquetage de bois. Mais aux alentours, chaque commune a

“sa petite Cuma avec du matériel de préparation de sol”, raconte Jean-Yves Leblanc, vice président de la Cuma de La Guierche. En 2012, la coopérative investit, sans engagement des adhérents, dans un déchaumeur à disques indépendants, un Optimer de chez Kuhn en 5 mètres. “

Ça a été le point de départ de la réflexion sur le travail du sol.” Mais il y avait déjà en toile de fond,

“l'envie de faire quelque chose ensemble, de regrouper les jeunes et de se rassembler pour pouvoir acheter du matériel plus performant”. C'est ainsi qu'est né le “groupe culture” avec une douzaine d'éleveurs. Certains travaillent en semis simplifié depuis une dizaine d'années, d'autres sont en labour.



Visite et partage d'expériences



Durant l'hiver 2014, le groupe suit la formation Base (1). Des profils culturaux sont alors creusés dans plusieurs fermes derrière des chaumes, du maïs et de la luzerne. Et là, surprise !

“On a vu qu'il n'y avait pas grande différence entre le labour et nos sols en TCS.” Malgré un travail simplifié avec un déchaumeur à dents, “

mes sols étaient tassés et nécessitaient un décompactage”. Cette première étape confirme l'envie d'aller plus loin. “

Quitte à simplifier, autant le faire bien !”


Au printemps, les éleveurs tentent un semis de maïs au strip-till dans une parcelle, pour “

découvrir le matériel”. L'essai est concluant, mais ils restent prudents, “

c'était la bonne année”. S'en suivent des visites d'exploitation en agriculture de conservation. “

C'était passionnant de voir la qualité du sol, les couverts, les itinéraires techniques.


Forts de ces apprentissages, cinq agriculteurs se lancent dans des couverts techniques,

“autre chose que les 3 kg de moutarde balancés uniquement pour répondre à la réglementation !” Jean-Yves Leblanc a semé un mélange d'avoine brésilienne, vesce, trèfle d'Alexandrie, moutarde brune et navette à 15 kg/ha. “

Les beaux couverts, ça ramène de la vie dans le sol, de la matière organique, et le salissement est maîtrisé.



Poursuite des investigations



Comment faire pour enfouir les fumiers au printemps, en semis direct ? “

Il faudrait pouvoir les épandre à l'automne mais on n'a pas assez de capacités de stockage pour les garder un an.” Cet hiver, les Sarthois pourront aborder les questions restées en suspens lors de la poursuite de leur formation. Ils regarderont aussi le matériel de plus prés. “

On va investir mais on ne sait pas encore dans quoi.” Peut-être un strip-till “

mais il faut assez d'hectares”, un semoir SD pour semer des couverts à grosses graines et des colzas. Affaire à suivre ! Toujours est-il que les agriculteurs veulent des techniques approuvées car “

on ne peut pas se permettre économiquement de faire des erreurs plusieurs années de suite”.



La Guierche, au nord du Mans, compte quatre Cuma, pour les moissons, le pressage, l'ensilage et le déchiquetage de bois. Mais aux alentours, chaque commune a

“sa petite Cuma avec du matériel de préparation de sol”, raconte Jean-Yves Leblanc, vice président de la Cuma de La Guierche. En 2012, la coopérative investit, sans engagement des adhérents, dans un déchaumeur à disques indépendants, un Optimer de chez Kuhn en 5 mètres. “

Ça a été le point de départ de la réflexion sur le travail du sol.” Mais il y avait déjà en toile de fond,

“l'envie de faire quelque chose ensemble, de regrouper les jeunes et de se rassembler pour pouvoir acheter du matériel plus performant”. C'est ainsi qu'est né le “groupe culture” avec une douzaine d'éleveurs. Certains travaillent en semis simplifié depuis une dizaine d'années, d'autres sont en labour.



Visite et partage d'expériences



Durant l'hiver 2014, le groupe suit la formation Base (1). Des profils culturaux sont alors creusés dans plusieurs fermes derrière des chaumes, du maïs et de la luzerne. Et là, surprise !

“On a vu qu'il n'y avait pas grande différence entre le labour et nos sols en TCS.” Malgré un travail simplifié avec un déchaumeur à dents, “

mes sols étaient tassés et nécessitaient un décompactage”. Cette première étape confirme l'envie d'aller plus loin. “

Quitte à simplifier, autant le faire bien !”


Au printemps, les éleveurs tentent un semis de maïs au strip-till dans une parcelle, pour “

découvrir le matériel”. L'essai est concluant, mais ils restent prudents, “

c'était la bonne année”. S'en suivent des visites d'exploitation en agriculture de conservation. “

C'était passionnant de voir la qualité du sol, les couverts, les itinéraires techniques.


Forts de ces apprentissages, cinq agriculteurs se lancent dans des couverts techniques,

“autre chose que les 3 kg de moutarde balancés uniquement pour répondre à la réglementation !” Jean-Yves Leblanc a semé un mélange d'avoine brésilienne, vesce, trèfle d'Alexandrie, moutarde brune et navette à 15 kg/ha. “

Les beaux couverts, ça ramène de la vie dans le sol, de la matière organique, et le salissement est maîtrisé.



Poursuite des investigations



Comment faire pour enfouir les fumiers au printemps, en semis direct ? “

Il faudrait pouvoir les épandre à l'automne mais on n'a pas assez de capacités de stockage pour les garder un an.” Cet hiver, les Sarthois pourront aborder les questions restées en suspens lors de la poursuite de leur formation. Ils regarderont aussi le matériel de plus prés. “

On va investir mais on ne sait pas encore dans quoi.” Peut-être un strip-till “

mais il faut assez d'hectares”, un semoir SD pour semer des couverts à grosses graines et des colzas. Affaire à suivre ! Toujours est-il que les agriculteurs veulent des techniques approuvées car “

on ne peut pas se permettre économiquement de faire des erreurs plusieurs années de suite”.



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18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
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