Publié le
Vendredi 18 octobre 2013

“La distribution automatique d'aliments pour mes veaux me fait gagner trois heures par jour”

Bruno Ploquin est éleveur de vaches laitières, vaches allaitantes et veaux de boucherie avec son épouse Edwige Dolaine.

Malgré l'aide ponctuelle des parents, les journées sont surchargées, car ils n'ont pas réussi à trouver d'associé qui leur convenait. Pour réduire le temps de travail quotidien, ils ont investi dans un système de distribution automatique d'aliments, pour leurs veaux. “Avant, je distribuais l'aliment deux fois par jour avec mes parents, cela me prenait huit heures.” Car le suivi des veaux doit être individualisé. Problème, une chaîne de distribution automatique ne peut pas individualiser l'alimentation. Il lui a donc fallu trouver une solution pour un aliment adapté, impérativement faible en fer, qui puisse être facilement distribué par une machine, sans perdre son homogénéité : il a changé d'intégrateur.

Cinq heures de travail, au lieu de huit

La firme Serval lui a proposé un aliment floconné, composé de maïs, blé et orge, auquel est incorporée un peu de paille pour faire travailler le rumen des animaux. De gros tuyaux circulent dans tout son bâtiment, avec dans chaque case, des doseurs et des nourrisseurs. L'investissement était conséquent : 26 000 euros au total comprenant silo, chaîne d'alimentation, nourrisseurs et doseurs. 12 000 euros étaient à sa charge et le reste financé par l'intégrateur. Il ne travaille plus que cinq heures par jour sur cet atelier veaux contre huit auparavant. Cela lui a aussi permis d'assurer un meilleur suivi de ses animaux, et une baisse de mortalité significative. Sur sa dernière bande, il n'a que deux veaux morts sur 420, contre quatorze auparavant.

Pour réduire le travail, l'éleveur avait songé à employer un salarié, ses quelques tentatives ont échoué : “Ras-le-bol des apprentis qui se mettent toujours en arrêt de travail”. Quant à l'embauche en groupement d'employeurs, impossible puisqu'il n'y en a pas dans le secteur. “La main-d'œuvre agricole, c'est une catastrophe aujourd'hui”, soupire l'éleveur.

Quant à carrément cesser l'élevage des veaux pour se libérer du temps, impossible : “Comment aurais-je fait pour rembourser mes prêts ?”

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29 mai 2020 - N° 22
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